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Il existe un malware qui vole vos données et demande à des IA comme Claude combien vous valez exactement
Un nouveau malware pour Windows demande à une IA combien valent ses victimes. Baptisé VOLTA, cet voleur d'informations, ou infostealer, fait analyser les données volées par Claude, et prévoit même d’autres modèles en cas de refus.
Un malware qui vole vos données, puis demande à une intelligence artificielle de calculer votre valeur marchande, voilà qui a de quoi choquer, mais qui fin 2026, n'est même plus étonnant. Quoi qu'il en soit, VOLTA, le nom de cet infostealer, ne se contente plus de piller un ordinateur, il fait aussi juger son butin par une machine. Autrement dit, un voleur d'information disons traditionnel vole des données et les envoie au pirate, qui doit ensuite trier lui-même ce qu'il a récupéré. VOLTA ajoute une étape, car avant d’envoyer quoi que ce soit, il fait analyser ce qu’il a volé par une IA, qui dit au pirate ce que la victime « vaut » et ce qui est le plus rentable à exploiter.
Repéré par Cisco Talos dans un rapport publié le 31 octobre 2026, ce programme pour Windows fouille jusque dans vos reçus de commande pour reconstituer votre quotidien, avant de soumettre le dossier à un modèle de langage. Et si l'IA sollicitée a le mauvais goût de refuser la besogne, il frappe simplement à la porte d'à côté, vers d'autres modèles.
Sur le papier, VOLTA coche toutes les cases du voleur de données classique. Il se nourrit de tout, qu'il s'agisse des cookies des navigateurs, mots de passe, cartes bancaires enregistrées, phrases de récupération de portefeuilles crypto, sessions Telegram, Discord, Steam ou Roblox, et ce jusqu'aux profils Outlook, Thunderbird et Slack. Il emporte aussi les jetons de connexion Microsoft, les clés SSH et d'accès au cloud, des captures d'écran, et le mot de passe de chaque réseau Wi-Fi enregistré sur le PC, en clair. Les portefeuilles crypto protégés par un mot de passe ? Figurez-vous qu'il tente de les craquer sur place.
C'est ensuite que les choses deviennent franchement intrusives. Muni de vos propres accès, VOLTA ouvre votre boîte Gmail pour y dénicher les reçus d'Amazon, PayPal, Uber Eats, DoorDash, Grubhub et Walmart, histoire de confirmer votre adresse postale. Il réclame directement l'historique de vos commandes à Uber Eats et DoorDash, avec vos propres sessions, enrichit votre profil Discord grâce au jeton dérobé et fait même estimer la valeur de votre inventaire Roblox par un site spécialisé. Votre dernier burger livré devient un peu comme une pièce à conviction.
Toutes ces trouvailles finissent dans une véritable fiche de police, enregistrée sous le nom Identity_Report.txt. On y retrouve tout un tas d'éléments, avec votre localisation et votre adresse, votre employeur et le nom de domaine de votre entreprise, comme celui de votre adresse mail professionnelle, votre année de naissance probable et les quatre derniers chiffres de votre carte bancaire. Mais aussi les espaces de la messagerie de groupe Slack auxquels vous êtes connecté, le nom d'auteur que les logiciels de bureautique glissent discrètement dans vos documents, ou encore la trace d'une sauvegarde d'iPhone sur le PC. Shane Barney, responsable de la sécurité des systèmes d'information chez Keeper Security, nous alerte en nous disant que « VOLTA montre que l'IA est utilisée pour évaluer la valeur des identités volées ». Car ce dossier a un premier lecteur, et vous allez voir qu'il n'est pas humain.
Le dossier est transmis à un grand modèle de langage en passant par OpenRouter, qui est une plateforme qui donne accès à de nombreuses intelligences artificielles du marché. La consigne est de se comporter en analyste du renseignement forensique et de rédiger une évaluation de la cible. Le rapport attendu détaille ce que vaut la victime, ses biens étant classés selon leur potentiel de monétisation, de faible à élevé, puis juge sa prudence numérique, mots de passe compris. La « température » du modèle, qui règle sa part d'improvisation, est fixée très bas, à 0,2, signe, selon Talos, que l'auteur mise sur des réponses pré