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J’ai essayé le Nio ES9 sur 1 150 km en Chine : 3 minutes pour changer de batterie, et ça change tout au road trip familial
Prendre la route est toujours, pour moi, le début d’une petite aventure, mais quand le véhicule qui vous attend mesure 5,4 mètres de long, alors l’aventure change de nature. Le Nio ES9 n’est pas « un peu plus grand » : il change de catégorie face au BMW X7 et au Range Rover électrique.
Avec une longueur supérieure de 19,4 cm à celle du X7 et 31,3 cm de plus que le Range Rover Electric, on commence à avoir une certaine impression d’espace dans le véhicule. Seule la version longue du Range Rover s’en approche, à 11,3 cm près.
L’empattement est le vrai argument. 325 cm, soit 14,5 cm de plus que le X7 et 25,3 cm de plus que le Range Rover SWB. C’est ce qui explique les 59,5 cm de garde aux genoux au deuxième rang et les 2,8 mètres de longueur d’habitacle revendiqués par NIO.
La ES9 impressionne donc d’abord par ses chiffres : 5,37 m de long, 2,03 m de large, 1,87 m de haut et un empattement de 3,25 m. À titre de repère, elle dépasse de 8,5 cm la NIO ES8 de troisième génération, pourtant déjà considérée comme le plus grand SUV électrique du marché chinois. Le poids n’est pas en reste, avec 2 845 kg à vide sur ma version, et jusqu’à 2 915 kg selon les finitions.
Le travail aérodynamique mérite d’être souligné, car un tel volume n’y est pas naturellement disposé : NIO annonce un Cx de 0,264, ce qui explique en partie la « discrétion » de la voiture sur autoroute. C’est d’ailleurs un chiffre légèrement inférieur au Q8 e-tron qui revendique un Cx de 0,27.
La face avant repose sur un « nez de requin » culminant à 1 m, souligné par une double signature lumineuse en tirets composée de 6 826 facettes taillées, avec des projecteurs micro-LED capables de dessiner des informations au sol jusqu’à 23 m devant la voiture. Un air de famille avec la ET5 que j’avais pu tester il y a quelques mois.
La ligne d’épaule, tracée à 1,28 m de hauteur, court presque horizontalement, épaulée par une baguette de 2,68 m, et la poupe referme l’ensemble sur une barre lumineuse à quatre étages et un becquet arrière qui dissimule un balai essuie-glace. Les modules sensoriels (caméras et radars) s’affichent certainement un peu trop à mon goût. Nous y reviendrons.
Le dessin fonctionne, mais c’est en conditions réelles que le gabarit se rappelle à vous. Sur les portions les plus étroites des routes de campagne du Guangdong, entre deux talus et un fossé, les 203 cm de largeur imposent de lever le pied et de surveiller le bas-côté.
Les marchepieds se déploient à l’ouverture des portes et les poignées escamotables rétroéclairées rendent la vie plus simple à chaque arrêt, surtout sur les trajets de nuit.
À bord, la ES9 assume son positionnement de SUV exécutif. L’habitacle est organisé en six places, avec une deuxième rangée traitée comme le cœur du sujet : 1 520 mm lui sont réservés sur les 2 805 mm de longueur utile, pour 59,5 cm de garde aux genoux, et la garde au toit atteint 109,7 cm à l’avant, 109,6 cm au deuxième rang et 100,2 cm au troisième.