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La plante de la semaine : ce fruit orange méconnu qui attire les oiseaux pourrait devenir l’atout surprise de votre jardin
Les Français sont de vrais « jardinophiles » ! Et vous ? Avec cette nouvelle chronique, (re)découvrez une plante, un fruit, un légume. Cette semaine, la morelle de Balbis se dévoile. Cette plante encore peu connue mérite d’occuper une place de choix dans votre jardin !... Lire la suite
Les Français sont de vrais « jardinophiles » ! Et vous ? Avec cette chronique, (re)découvrez une plante, un fruit, un légume. Difficile de rester indifférent face à l’arbre qui vous est présenté cette semaine. Le Decaisnea fargesii intrigue autant qu’il charme les jardiniers. Une future star des espaces verts ?... Lire la suite
Les Français sont de vrais « jardinophiles » ! Et vous ? Avec cette chronique, (re)découvrez une plante, un fruit, un légume. Épineux, robuste et généreux : voici les termes qui pourraient bien définir l’argousier. Pourtant, il se rencontre peu dans nos jardins et c’est bien dommage car son potentiel ne devrait pas être laissé de côté !
Injustement éclipsé par des espèces fruitières plus connues comme l'abricotier, le pêcher ou le figuier, l'argousier résiste dans son milieu naturel. Face au changement climatique, il pourrait bien prendre une place enfin méritée dans nos espaces verts.
Naturellement présent sur les côtes européennes, l'argousier se retrouve également en Asie centrale, jusqu'en Chine et sur les hauteurs du Tibet. Capable de supporter des étés très chauds, jusqu'à 40 °C, il peut aussi résister à des températures descendant jusqu'à -30 °C, un grand écart que peu d'espèces végétales peuvent se permettre.
En pleine nature, l'argousier pousse sur nos littoraux européens et peut parfois être planté pour tenter de conjurer l'érosion. © Thorsten Schier, Adobe Stock
L'un des principaux atouts de l'argousier réside dans sa remarquable capacité d'adaptation. Résistant aux embruns des régions côtières, au froid intense et à la sécheresse une fois bien installé, il parvient à se développer dans des sols pauvres, là où d'autres végétaux peineraient à survivre.
Si une seule lettre les différencie et malgré le fait qu’ils soient majoritairement sauvages, l’argousier et l’arbousier - Arbutus unedo en latin - n’ont pourtant rien à voir ! Chacun produit des baies riches en vitamine C et en anti-oxydants, mais celles du second sont rouges, rondes et rugueuses.
Son nom latin, Hippophae rhamnoides, est issu du grec ancien et peut être traduit par « cheval étincelant ». La légende dit que le pelage des chevaux consommant son feuillage devenait par la suite particulièrement luisant.
À l'heure où le climat change, où notre Planète est confrontée aux aléas climatiques et à la pollution et où il devient urgent de préserver l’eau, l'argousier présente de sérieux arguments pouvant faire face à ces problématiques. Robuste, il s'adapte sans difficultés à des sols montagneux, sablonneux, calcaires ou encore argileux et les enrichit car il fixe l'azote atmosphérique grâce à une bactérie nommée Frankia présente dans ses racines - comme le céanothe !