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En France, 75 % des voitures sans permis vendues sont électriques : comment Stellantis a raflé le marché
On le sait, les voitures électriques coûtent encore très cher. De ce fait, elles ne sont pas encore à la portée de toutes les bourses, même si les choses s’améliorent peu à peu. Alors, une catégorie tend à se développer fortement au fil des années. Il s’agit des voitures sans permis, qui sont de plus en plus nombreuses à adopter une motorisation zéro émission (à l’échappement). Il faut dire que ce choix est pertinent pour des véhicules qui n’ont de toute façon pas vocation à parcourir de grandes distances.
De plus en plus de marques se sont lancées sur ce segment. Et on peut dire que cela leur a réussi. C’est en effet ce que confirment les chiffres du cabinet Jato, qui indique que les voitures sans permis électriques cartonnent. Et plus particulièrement dans deux pays européens, à savoir la France et l’Italie. Certes, les ventes de quadricycles ont chuté entre 2024 et 2025, passant de 31 520 à 25 863 exemplaires écoulés sur notre territoire, soit un recul de 17,9 % du marché. Mais en parallèle, les immatriculations de modèles électriques ont grimpé.
La part de marché des quadricycles électriques est passée de 52 % en France en 2024 à 75 % en 2025, les 25 % restants revenant aux modèles essence. Et c’est globalement la même chose chez nos voisins italiens. Les immatriculations de voitures sans permis thermiques ont reculé de 57 % en France et 46 % en Italie. Et les ventes de modèles zéro émission (à l’échappement) ont augmenté de 19 % chez nous, tandis qu’elles sont restées stables de l’autre côté des Alpes.
Et ce succès est porté par une poignée de marques, qui contrôlent pas moins de 90 % du marché. Le groupe Stellantis a représenté 55 % des ventes de ce segment en 2025, grâce notamment au succès de la Citroën Ami ainsi que de sa cousine, la Fiat Topolino. À elles deux, elles ont représenté 74 % des ventes totales de quadricycles électriques cette année-là. La firme aux chevrons occupe une part de marché de 28 %, tandis que Fiat atteint 55 %.
Le groupe franco-italien est suivi par Aixam, avec 5 854 exemplaires vendus en 2025. Cependant, la firme tricolore a vu ses immatriculations chuter de 43 % en un an. Elle est suivie par Ligier, qui commercialise notamment la petite Myli. Renault est arrivé en 4ᵉ position, notamment grâce à sa Mobilize Duo, que nous avions pu essayer. Mais la firme tricolore a finalement décidé de mettre fin à sa petite auto électrique. Et la raison du succès des quadricycles électriques sans permis est simple.
En effet, il faut savoir que ces derniers coûtent désormais moins cher que les modèles thermiques. En France, il faut compter en moyenne 10 676 euros pour un modèle fonctionnant à l’électricité, contre 15 337 euros pour un véhicule essence, grâce à la domination de Fiat et Citroën, avec des prix moyens respectifs de 10 185 et 8 756 euros en France.
En parallèle, les marques « traditionnelles » de voitures sans permis ont connu un net recul de leurs ventes, même si leur part d’immatriculations électriques a également augmenté.
Fait notable : cette percée de l’électrique s’est produite alors même que les voitures sans permis étaient exclues des aides gouvernementales à l’achat de véhicules électriques en 2025. Pour Jato, c’est le signe que la demande tient désormais à l’attrait propre du segment, et non aux subventions. Ainsi, selon certains spécialistes, l’âge d’or des autos sans permis électriques ne ferait que commencer…
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