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Actualité : Un signal 100 fois plus puissant que le GPS arrive et il fonctionne même à l'intérieur des bâtiments
Fini le signal perdu en intérieur ? Une startup californienne déploie des satellites 20 fois plus proches de la Terre que le GPS, capables de vous localiser au centimètre près, même derrière un mur en béton.
© Xona Space Systems - Rendu artistique d'un satellite Pulsar en orbite basse terrestre. La constellation complète comptera 258 engins de ce type, positionnés à environ 1 000 km d'altitude.
Votre smartphone perd le nord dès que vous poussez la porte d'un parking souterrain. La cause est brutalement physique : perchés à plus de 20 000 kilomètres d'altitude, les satellites GPS expédient vers le sol un signal si chétif qu'un brouilleur de quelques watts suffit à l'écraser.
L'Europe a déjà pris ses distances avec cette dépendance en déployant Galileo et sa couche LEO Celeste. Côté américain, c'est une jeune pousse californienne installée à Burlingame, Xona Space Systems, qui emprunte une voie radicale pour corriger le tir : rapprocher les satellites de la Terre.
Le système Pulsar s'appuie sur 258 satellites en orbite basse (LEO), à environ 1 000 kilomètres d'altitude. Le gain est mécanique : à cette distance, la puissance du signal reçu au sol bondit d'un facteur cent par rapport au GPS. Le premier satellite opérationnel, Pulsar-0, a rejoint l'orbite le 23 juin 2025 à bord d'un Falcon 9 de SpaceX lors de la mission Transporter-14. Les essais ont depuis validé une précision de 1,5 centimètre et un taux de résistance aux interférences de 95 %. Côté sécurité, une couche cryptographique authentifie chaque signal pour bloquer toute tentative de leurrage.
Le satellite Pulsar en configuration repliée, tel qu'il se présente dans la coiffe du lanceur avant déploiement en orbite. On distingue l'antenne de navigation et le logo Pulsar sur le châssis.
Le satellite Pulsar panneaux solaires déployés, vu de profil. Les deux réflecteurs paraboliques latéraux assurent la diffusion des signaux de navigation dans les bandes L1 et L5.
Pulsar émet dans les bandes L1 et L5, voisines des fréquences GNSS existantes : bon nombre de récepteurs actuels pourront capter ses signaux après une simple mise à jour firmware. Le programme Pulsar Verified certifie déjà du matériel signé Trimble, Septentrio (Hexagon), STMicroelectronics et Safran.
En mars 2026, Xona a bouclé une Series C de 170 millions de dollars, sursouscrite, menée par Mohari Ventures Natural Capital aux côtés de Samsung NEXT, Woven Capital (Toyota) et Hexagon. L'US Space Force a signé en parallèle un accord STRATFI injectant 20 millions de dollars de fonds fédéraux et 30 millions de capitaux privés.
Les trois atouts de l'orbite basse selon Xona : pénétration du signal à travers les bâtiments et la végétation dense, réduction des erreurs de réflexion en milieu urbain grâce à la vitesse orbitale élevée, et moindre consommation énergétique des récepteurs embarqués.