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Le musée Jacques Chirac victime d'un nouveau cambriolage
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Le musée Jacques Chirac, en Corrèze, a été la cible d'un nouveau cambriolage, le troisième en moins de dix mois. Alors que le préjudice reste à évaluer, cette affaire s'inscrit dans une série de vols visant des musées français et relance les interrogations sur la sécurité de leurs collections.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
La vitrine a été brisée aux alentours de 4 heures du matin. Très vite, les gendarmes déploient un périmètre de sécurité autour du musée Jacques Chirac et le survolent en hélicoptère pour repérer les voleurs. Les malfrats seraient passés par la porte principale. Leur butin n'a pas encore été estimé. L'établissement situé en Corrèze expose 5 000 cadeaux diplomatiques offerts à Jacques Chirac et à d'autres présidents. De la vaisselle, de l'orfèvrerie, des statues ou encore des kimonos.
Dans le village, c'est l'incrédulité. "On a entendu les hélicoptères à 6 heures du matin, c'est étonnant, c'est surprenant", confie une habitante. "C'est hallucinant. Surtout de ne pas prendre des dispositions pour mettre plus de sécurité au niveau d'un endroit comme ça", estime une autre. Une sidération d'autant plus forte que c'est le troisième vol dans ce musée en moins de dix mois. Le 12 octobre dernier, quatre hommes cagoulés dérobent le fond de caisse. Le lendemain, une montre et des bijoux sont volés lors d'un cambriolage. Préjudice : 1 million d'euros.
Ces vols ne sont pas isolés. Rien qu'en juillet, plusieurs musées ont été ciblés. Il y a dix jours en Bourgogne, un collier en or massif du 6e siècle avant notre ère est subtilisé. Pourtant, il venait tout juste d'être placé derrière une vitrine renforcée. Début juillet, ces pièces d'or conservées dans un musée du Tarn disparaissent. En Alsace, au musée Lalique, 4 millions d'euros de bijoux sont dérobés.
Dans une note de la police judiciaire que nous avons pu consulter, les enquêteurs suspectent l'existence d'une filière commune à tous ces vols : "La nature des objets volés en juillet demeure dans la même typologie, soulevant l'hypothèse d'écoulement, soit par les receleurs spécialisés, soit par la fonte ou la transformation". Le banditisme s'en prend désormais aux musées. Rien d'étonnant pour le monde de l'art. "Il y a quelques années, c'était les bijouteries. Donc les bijouteries ont renforcé ensuite leur sécurité. Et forcément, maintenant, on va vers des endroits, des sites qui peuvent être isolés, des petits musées où il y a un petit peu moins de sécurité", détaille Samuel Paulin, expert et formateur en sûreté des musées.
Pour protéger les œuvres, un inventaire national est en cours. En cas de faille de sécurité, les pièces pourraient être déplacées le temps d'effectuer des travaux.
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