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Le nombre de noyades est en hausse : 274 morts entre mai et mi-juillet
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C’est une des conséquences des fortes chaleurs en France, le nombre de noyades est en hausse. Un enfant de 4 ans est mort samedi 8 août dans un étang en Moselle. Près de Lyon dans le Rhône une petite fille a été sauvée in extremis.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
À Langatte, en Moselle, peu avant 19 h 30 samedi 8 août, un garçon de 4 ans se noie. Il vient d’échapper à la surveillance de ses parents. Il jouait sur l’aire de jeux de la plage aménagée, non surveillée à cette heure-là.
Le maire de la commune s’est précipité sur place. "Un médecin et des infirmiers ont commencé une réanimation. Je suis venu sur place avec le sac de secours de la commune, mais malgré toutes les tentatives et le relais des pompiers et du Samu, malheureusement, il était trop tard pour réanimer l’enfant", détaille Jérôme Ditsch, maire de Langatte. En deux mois et demi, depuis le début des vagues de chaleur, 925 noyades ont été recensées, dont 274 mortelles. C’est 14 % de plus que l’année passée.
Samedi 8 août, dans un étang près de Lyon (Rhône), une fillette de 3 ans a frôlé le pire. En arrêt cardio-respiratoire, la fillette a pu être réanimée par les secours. Dimanche matin, sur les lieux mêmes de l’accident, une mère de famille redouble de vigilance. "On essaie de rester assez proches des filles, même si elles savent nager, quand on va dans l’eau généralement, on est avec elles. Et puis quand elles jouent sur le bord, on est plutôt à côté, on ne reste pas bien loin", assure-t-elle.
La vigilance est partout, tout comme à Paris. La brigade fluviale patrouille sur la Seine et sur la Marne. La baignade est interdite et dangereuse, avec les courants et la circulation des bateaux. Depuis les premières vagues de chaleur, la police voit les baigneurs sauvages se multiplier et prendre des risques. "On a surtout certains baigneurs qui sautent depuis des points hauts. On a déjà rencontré des cas où des jeunes restaient coincés dans la vase et sont morts noyés comme ça", rapporte Sophie Malherbe-Mahieux, cheffe de service — Brigade fluviale de la préfecture de Paris.
Se baigner dans une zone interdite ou malgré un drapeau rouge est désormais passible d’une amende de 68 euros contre 38 auparavant.
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Un enfant de quatre ans est mort noyé dans un étang en Moselle, après avoir échappé la surveillance de ses parents