// FRANDROID — INTELLIGENZA ARTIFICIALE
Pourquoi ces panneaux solaires rapportent même quand ils ne produisent pas
Des milliers de foyers néerlandais seront bientôt rémunérés pour réduire temporairement la production de leurs panneaux solaires. L’objectif : soulager le réseau électrique, qui se retrouve parfois saturé aux heures où la production photovoltaïque est la plus abondante. Comme la France et d’autres pays en Europe, les Pays-Bas se doivent de mettre en place de nouveaux mécanismes pour préserver l’équilibre du système électrique face à l’essor des renouvelables.
C’est Enexis, l’un des principaux gestionnaires de réseau de distribution du pays, qui lance ce nouveau programme via sa filiale Zonnedimmer. Cette dernière sera chargée de piloter temporairement à distance les installations photovoltaïques concernées.
Selon l’opérateur, il n’est pas toujours pertinent de renforcer les infrastructures si c’est uniquement pour gérer quelques heures de forte production solaire. La gestion temporaire des installations des particuliers est une meilleure solution.
Jusqu’au 28 juin, profitez de 15 % de réduction sur le preneur de notes IA le plus avancé au monde. Il enregistre vos réunions, les transcrit et les synthétise pour vous : il suffit d’appuyer sur un bouton. Déjà plus d’un million d’utilisateurs !
« Avec Zonnedimmer, nous disposons d’un moyen supplémentaire de soulager le réseau électrique aux moments critiques », explique Thijs Derksen, responsable de la gestion du réseau et des capacités basse et moyenne tension chez Enexis. Le programme ne sera toutefois pas obligatoire. Les 55 000 ménages raccordés à des lignes présentant un risque de surcharge pourront librement choisir d’y participer ou non. Ceux qui auront accepté autoriseront Zonnedimmer à intervenir ponctuellement sur leurs panneaux solaires en échange d’une compensation financière.
Le dispositif ne concerne pas tout le pays : Enexis cible environ 55 000 foyers répartis dans certaines zones de cinq provinces, Groningue, Drenthe, Overijssel, Brabant-Septentrional et Limbourg, là où le réseau local sature aux heures de pointe. Le programme prolonge un test mené en 2024 dans les communes de Helmond et Waalwijk, limité à 500 participants et rémunéré 30 centimes par kilowattheure à l’époque.
Concrètement, le gestionnaire agira sur l’onduleur afin de piloter chaque installation à distance. Grâce à un logiciel développé en partenariat avec plusieurs fabricants d’onduleurs, il sera possible d’envoyer des consignes permettant de réduire temporairement la puissance des panneaux ou de limiter l’électricité injectée sur le réseau.
Les foyers participants bénéficieront d’une compensation d’environ 0,25 euro par kilowattheure non produit. Enexis précise cependant que le dispositif ne permettra pas de générer des revenus significatifs. En effet, les interventions resteront occasionnelles, puisque la production solaire atteint uniquement un très haut niveau à certains jours pendant le printemps et l’été, et seulement pendant quelques heures.
En plus de cette nouvelle mesure, les particuliers sont aussi vivement incités à l’autoconsommation. Comme dans de nombreux pays européens, les consommateurs néerlandais sont de plus en plus encouragés à adapter leurs habitudes en décalant leurs usages les plus énergivores vers les heures où la production solaire est abondante. À défaut, ils peuvent investir dans des solutions de stockage afin de consommer leur propre électricité à d’autres moments de la journée.
Parallèlement, les Pays-Bas vont supprimer le « salderingsregeling », un mécanisme mis en place pour soutenir le développement du solaire résidentiel et l’injection des surplus sur le réseau. Sa suppression, d’abord envisagée de façon progressive, a finalement été tranchée en une seule fois au 1er janvier 2027. Contrairement au système d’Obligation d’Achat en vigueur en France, l’électricité injectée n’est pas directement achetée : les volumes exportés sont déduits de la consommation prélevée sur le réseau, ce qui réduit la facture d’électricité du foyer.