// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Les troubles du sommeil précéderaient de plusieurs années les premiers symptômes de la maladie de Charcot
C’est un mystère épidémiologique : pourquoi la maladie de Charcot frappe-t-elle plus fort dans certaines communes ? Une étude de Santé publique France révèle une répartition inattendue des maladies du motoneurone, comme la SLA, sur le territoire. Certaines zones affichent une surincidence et une surmortalité alarmantes. Quels sont ces « foyers » ? Des facteurs environnementaux ou génétiques pourraient-ils expliquer ces disparités ?... Lire la suite
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Des chercheurs de l'Inserm viennent de faire un pas en avant dans la compréhension de la maladie de Charcot (SLA), offrant l'espoir d'une nouvelle piste thérapeutique pour ralentir sa progression. Ils ont identifié l’implication de l’hypothalamus et découvert que les altérations du sommeil précèdent l’apparition des symptômes moteurs. Ils ont ensuite testé une molécule qui, en restaurant le sommeil chez des souris, a permis de préserver les motoneurones.
Selon une équipe française, les troubles du sommeil préexistent à la survenue des symptômes moteurs dans la maladie de Charcot. Traiter les troubles du sommeil est-il un moyen de freiner la progression de la maladie ? C'est ce que les scientifiques ont observé chez la souris.
À ce jour, il n'existe aucun traitement pour soigner la maladie de Charcot qui conduit au décès du patient dans les 3 à 5 ans qui suivent l'apparition de la maladie. La sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot est une maladie neurodégénérative liée à la mort progressive des cellules nerveuses appelées motoneurones. Celle-ci est responsable d'une atrophie progressive et rapide des muscles, l'apparition de troubles et déficits moteurs à l'origine de la perte d'autonomie des patients. L'atteinte des muscles respiratoires provoque le décès.
C’est un mystère épidémiologique : pourquoi la maladie de Charcot frappe-t-elle plus fort dans certaines communes ? Une étude de Santé publique France révèle une répartition inattendue des maladies du motoneurone, comme la SLA, sur le territoire. Certaines zones affichent une surincidence et une surmortalité alarmantes. Quels sont ces « foyers » ? Des facteurs environnementaux ou génétiques pourraient-ils expliquer ces disparités ?... Lire la suite
Comme c'est le cas pour plusieurs autres maladies neurodégénératives, des chercheurs de l'Inserm et de l'Université de Strasbourg se sont demandé si des troubles du sommeil - induits par l'évolution de la maladie - pouvaient préexister aux troubles moteurs et si la restauration du sommeil pouvait freiner l'évolution de la maladie.
Ils ont ainsi analysé des dizaines d'enregistrements de sommeil de groupes de personnes atteintes de SLA, à différents stades de la maladie - un groupe n'avait pas encore développé de symptômes respiratoires, un autre était porteur de mutations génétiques et présentait un risque accru de développer la maladie. Ces résultats ont été comparés à ceux de groupes contrôles.
La maladie de Charcot, maladie neurodégénérative sans traitement curatif jusqu'à présent, pourrait se manifester précocement par des troubles du sommeil. Cette découverte ouvre une nouvelle piste thérapeutique pour ralentir la progression de la maladie. © David Herraez Calzada, shutterstock.com
« Ces tests indiquent que les deux groupes d'individus souffraient du même type de troubles du sommeil : un temps d'éveil plus important et une quantité de sommeil profond inférieure aux données issues des groupes contrôles », écrivent les auteurs de l'étude dans un communiqué, publié mardi 4 février. Les résultats, publiés dans le journal Science Translational Medicine, suggèrent que les troubles du sommeil sont présents et observables, et ce, de façon précoce, plusieurs années avant la manifestation des troubles moteurs.