// LES NUMÉRIQUES — CYBERSECURITY
Actualité : Fuite des impôts : les données de presque 700 000 personnes dans la nature (revenus fiscaux, taux d’imposition, adresse…)
Les données fiscales de plus de 600 000 contribuables sont désormais en vente, suite à une intrusion datant de juin dernier au sein des services des impôts. Gare aux arnaques dans les semaines à venir.
© Romain P19/Shutterstock - Les impôts laissent filer les données fiscales de centaines de milliers de Français, mais rien n’est encore confirmé
Il ne fait toujours pas bon d’être français, avec des fuites de données à tire-larigot. La dernière en date concerne la DGFiP, alias le fisc pour les intimes, qui aurait laissé sortir les données d’exactement 678 437 personnes. Entre revenus fiscaux, adresses, échanges avec les impôts et taux d’imposition en vente sur le dark web, des campagnes de phishing bien ficelées se profilent à l’horizon.
Révélée par FrenchBreaches ce 13 août 2026, cette cyberattaque des impôts proviendrait d’une intrusion survenue en juin 2026. Le pirate ayant mis en vente cette base de données prétend avoir infiltré des serveurs internes pour obtenir un accès VPN, qui lui aurait ensuite permis d’utiliser un outil interne pour extraire massivement ces données.
L’exfiltration aurait été rapidement interrompue après sa détection, mais le mal est fait : un fichier regroupant toutes les données collectées est déjà en vente pour plusieurs milliers d’euros sur le dark web. Dans les détails, 392 867 dossiers concerneraient les particuliers, contre 285 570 pour les professionnels.
Au-delà des coordonnées (nom, prénom, date et lieu de naissance, situation familiale, adresse postale et mail ou encore numéro de téléphone), les informations compromises dressent un profil d’une précision redoutable. On y trouve en effet :
Dans une mise à jour datant de ce matin 7 h, FrenchBreaches ajoute que 26 805 des comptes récupérés auraient un revenu fiscal de référence de 100 000 € ou plus, 386 dépasseraient 1 million d’euros et 8 dépasseraient 10 millions d’euros. Un niveau de détail qui fait froid dans le dos, et surtout qui ouvre incontestablement la porte à des campagnes de phishing ciblées très dangereuses, avec beaucoup de données pouvant être utilisées pour tromper de futures victimes.
Comme toute fuite, elle doit encore être confirmée par la principale intéressée : la DGFiP. Pour l’instant, ce n’est pas le cas, ce qui laisse encore planer le doute sur sa véracité. À titre de rappel, la précédente fuite de fin janvier 2026 avait été confirmée environ deux semaines plus tard à la mi-février. Peut-être que ce sera aussi le cas cette fois-ci, ou que l’administration fiscale réfutera l’incident.
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