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Actualité : Rhume, fatigue : l'erreur très courante que l'on fait tous avec la climatisation
Alors que les vagues de chaleur poussent les climatiseurs à tourner à plein régime, les petits maux estivaux font leur apparition. Entre idées reçues, pathologies réelles et solutions concrètes, on fait le tri sur ce qu'il faut savoir pour rafraîchir son intérieur sans compromettre sa santé.
© Shutterstock / Med Photo Studio - La clim, une amie à maitriser
En période de canicule, la climatisation devient rapidement notre meilleure alliée pour échapper à une chaleur étouffante. Pourtant, chaque été, le même scénario se répète avec l'apparition de nez qui coulent, de gorges sèches ou de maux de tête. Alors, la clim peut-elle réellement nous rendre malade ? On fait le point sur les vrais risques et les bonnes pratiques pour cohabiter sereinement avec votre diffuseur de fraîcheur.
Contrairement à l'expression populaire « attraper froid », le froid en lui-même ne génère pas de virus. Le rhume reste le résultat d’une infection virale qui se transmet par des gouttelettes ou par un contact direct entre les individus.
Le froid ne crée pas de virus, mais il peut favoriser certaines infections lorsque des virus circulent déjà. Plus précisément, des températures basses peuvent perturber les défenses locales des voies respiratoires, notamment au niveau du nez, sans pour autant “affaiblir” tout le système immunitaire.
Côté diffusion, mieux vaut ne pas tout attendre des filtres. Une climatisation bien entretenue peut limiter l’accumulation de poussières et de particules dans l’appareil, mais elle ne remplace pas le renouvellement de l’air. En intérieur, l’aération ou une ventilation efficace restent indispensables, surtout en période de circulation virale.
Si la climatisation ne vous transmet pas de virus, elle modifie directement votre environnement, ce qui peut bousculer votre organisme de trois manières différentes.
D'abord, elle peut entraîner un assèchement de l'air et des muqueuses. Le refroidissement de l’air par climatisation a tendance à réduire l’humidité ambiante, ce qui peut irriter les parois nasales. Résultat : nez qui coule, gorge sèche, yeux irrités ou gêne accentuée chez les personnes sensibles aux allergies. Des symptômes désagréables, mais qui ne relèvent pas forcément d’une infection.
Ensuite, les écarts de température trop marqués peuvent être difficiles à encaisser. Passer d'un extérieur à 35 °C à un bureau réglé à 18 °C n’est pas idéal, même si certains open spaces semblent encore confondre confort thermique et rayon surgelés. Il est généralement recommandé d’éviter plus de cinq à sept degrés d’écart entre l’intérieur et l’extérieur. Dans les cas les plus marqués, une transition brutale peut favoriser malaises ou difficultés respiratoires, surtout chez les personnes fragiles, âgées, asthmatiques ou cardiaques.
Enfin, la légionellose représente le cas extrême. Bien que cette pathologie pulmonaire grave soit heureusement très rare, elle reste causée par des bactéries qui prolifèrent dans les eaux stagnantes des systèmes de climatisation industriels ou des tours de refroidissement. Elle ne concerne pas, en principe, les climatiseurs domestiques individuels ni la climatisation automobile, mais plutôt certaines installations centralisées ou industrielles à eau, comme les tours aéroréfrigérantes, lorsqu’elles sont mal entretenues.