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Comment Windows 11 permet de booster la croissance d'Ubuntu
Selon Canonical, le nombre d'utilisateurs d'Ubuntu via le Windows Subsystem for Linux (WSL) devrait dépasser celui des installations natives du système avant la fin de 2026. Cette croissance est portée par des développeurs qui reçoivent un PC Windows de leur entreprise, mais dont les projets liés à l'intelligence artificielle exigent un environnement Linux.
Jon Seager, vice-président de l'ingénierie chez Canonical, a livré ce constat à Gergely Orosz, de The Pragmatic Engineer, dans un entretien publié le 28 avril 2026. Il y explique que la progression du nombre d'utilisateurs WSL dépasse largement celle des installations de bureau, au point d'inverser le rapport de force entre les deux usages d'ici quelques mois.
Le Windows Subsystem for Linux permet d'installer une distribution Linux, ici Ubuntu, directement depuis le Terminal de Windows. Une fois lancée, cette distribution n'est pas une simulation. Il s'agit d'un véritable noyau Linux qui tourne sur la machine. Le dossier utilisateur y est monté, et des fenêtres d'applications Linux peuvent s'afficher directement sur le bureau Windows.
Cet usage progresse notamment parce que de nombreux développeurs reçoivent un ordinateur Windows de la part de leur employeur, avant de découvrir que leurs travaux d'intelligence artificielle ou de machine learning nécessitent Linux. Plutôt que de remplacer Windows ou de mettre en place un dual-boot, ils installent simplement Ubuntu via WSL, ce qui leur évite aussi d'aller à l'encontre de la politique matérielle imposée par leur entreprise. Microsoft continue d'ailleurs d'améliorer l'outil, notamment en ce qui concerne l'accès aux fichiers, la gestion réseau et la simplicité d'installation.
Fin juin 2026, l'éditeur de Redmond a lancé une préversion publique de WSL Containers, une fonctionnalité qui permet de créer et gérer des conteneurs Linux directement depuis Windows, sans passer par Docker. Microsoft a depuis testé un accès direct au GPU de la machine à l'intérieur de ces conteneurs, avec l'exécution réussie d'un modèle PyTorch reposant sur CUDA.
Canonical prépare également Ubuntu pour un usage plus large que le seul bureau Linux. L'éditeur travaille sur la prise en charge des puces GPU, NPU et DPU en partenariat avec Nvidia, AMD et Intel. L'équipe planche aussi sur des "snaps d'inférence" capables de sélectionner automatiquement un modèle d'IA et son niveau de quantification. Ubuntu 26.04 LTS intègre déjà un support natif de CUDA et de ROCm.