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C’est confirmé, Volvo produira les voitures électriques chinoises de Geely en Europe dès 2028
Les constructeurs automobiles chinois prennent de plus en plus de place sur le marché européen. On se rappelle qu’en février 2026, leur part de marché atteignait les 8 %, contre 4,2 % sur la même période en 2025. Et ce chiffre devrait encore grandir, à mesure que de nouveaux acteurs font leur arrivée sur notre continent. On pense par exemple à Denza, Zeekr ou encore Geely.
La firme, qui désignait au départ le groupe tout entier (englobant Zeekr, Lynk & Co, Smart ou Lotus), commercialise désormais ses voitures électriques sous sa propre marque et s’apprête à lancer sa petite E2 en France.
Et voici qu’il y a du changement dans les sphères les plus hautes. Car voilà que son président et fondateur Li Shufu vient de démissionner de la présidence de Geely Automobile, la branche cotée à Hong Kong, laissant sa place à An Conghui (il reste à la tête de la maison mère, Zhejiang Geely Holding, celle qui détient notamment Volvo, Polestar et Lotus).
Et ce dernier n’a pas perdu de temps, comme l’indique le média chinois Jiemian. Il vient en effet de confirmer un projet envisagé par l’ancien patron de la marque : celui de produire ses autos en Europe, et plus précisément au sein d’usines appartenant à Volvo.
Rien de plus logique, puisque la firme suédoise fait aussi partie du groupe chinois, tout comme Lotus et Smart. Et cette annonce tombe à point nommé, comme le rappelle le site Electric Vehicles, car Geely enregistre son 2e mois consécutif d’exportations supérieures à 100 000 voitures. Preuve de l’appétit des marchés hors de Chine pour ses voitures électriques. Et désormais, la priorité est de tout faire pour échapper aux droits de douane sur le Vieux Continent. D’où la volonté de produire des autos sur place, dès 2028.
Pour mémoire, Volvo possède actuellement pas moins de deux usines en Europe (Suède et Belgique) et en construit une troisième en Slovaquie, opérationnelle en 2028. Or, en mars 2026, son CEO Håkan Samuelsson avait déclaré que ces sites disposaient d’une capacité excédentaire. Et ce alors que les ventes globales sont en baisse, en raison d’une demande relativement faible.
Ainsi, cela laisse de la place pour que Geely puisse produire certaines de ses voitures électriques sur ces chaînes de production. Une pratique adoptée par de nombreux autres constructeurs : ils sont en effet de plus en plus à ouvrir les portes de leurs usines sous-utilisées à des marques chinoises. On pense par exemple à Stellantis avec son site de Rennes ou encore à Nissan à Sunderland.
Pour le moment, on ne sait pas encore exactement quels modèles du groupe Geely seront assemblés sur le Vieux Continent. An Conghui a toutefois évoqué des modèles haut de gamme du groupe, ce qui oriente plutôt vers des Zeekr ou des Lynk & Co que vers la petite E2. Volvo et Polestar avaient d’ailleurs annoncé que le futur Polestar 7, un SUV compact, serait assemblé dans la future usine slovaque de Volvo.
Et ce alors que Geely avait indiqué ne pas être « partisan de la simple production de voitures en Chine suivie de leur exportation vers l’Europe ». En parallèle, le groupe chinois a aussi noué un partenariat avec Ford, dans le cadre d’une co-entreprise. Le but ? Permettre à la firme chinoise d’utiliser une partie de l’usine espagnole de la marque américaine. Le tout là encore à partir de 2028. Au total, cinq modèles devraient être assemblés sur place, tandis que le site affiche une capacité annuelle de 450 000 véhicules.
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