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« Il y avait tellement de proies disponibles » : ce crocodilien géant dominait ce monde perdu il y a 10 millions d’années
La fascination des humains pour les dinosaures géants ne cesse de grandir, mais pourquoi nos mammifères modernes semblent-ils si minuscules en comparaison ? Les titanesques sauropodes pouvaient atteindre plus de 20 mètres de haut et peser jusqu'à 80 tonnes, tandis que nos plus grands mammifères terrestres actuels culminent à peine à 5 mètres. Cette disparité de taille, loin d'être anodine, s'explique par des différences fondamentales d'anatomie, de physiologie et d'écologie.... Lire la suite
Si le Jurassique et le Crétacé sont marqués par le règne des dinosaures, ces géants n’étaient pas seuls, loin de là. À leurs côtés ont évolué de nombreuses espèces de petits animaux, qui de fil en aiguille ont mené à l’apparition des premiers mammifères.... Lire la suite
Il y a plus de 10 millions d’années, l’Amérique du Sud abritait un écosystème peuplé de prédateurs impressionnants. Mammifères à dents de sabre, anacondas ou encore « oiseaux-terreur » se partageaient le territoire. Mais une nouvelle étude révèle que certains reptiles occupaient une place encore plus importante dans cette redoutable chaîne alimentaire.
Entre 10,5 et 16 millions d'années, au Miocène, un vaste lac recouvrait une partie de l'Amérique du Sud. Ses rives accueillaient une faune particulièrement riche, composée notamment de paresseux terrestres géants, de glyptodontes, cousins des tatous, ou encore de plusieurs groupes d'ongulés. Certains de ces herbivores pouvaient dépasser la tonne.
La fascination des humains pour les dinosaures géants ne cesse de grandir, mais pourquoi nos mammifères modernes semblent-ils si minuscules en comparaison ? Les titanesques sauropodes pouvaient atteindre plus de 20 mètres de haut et peser jusqu'à 80 tonnes, tandis que nos plus grands mammifères terrestres actuels culminent à peine à 5 mètres. Cette disparité de taille, loin d'être anodine, s'explique par des différences fondamentales d'anatomie, de physiologie et d'écologie.... Lire la suite
Face à cette abondance de proies évoluait une grande diversité de carnivores : anacondas, mammifères à dents de sabre, oiseaux-terreur incapables de voler et sébécidés, des parents terrestres des crocodiliens.
Selon une étude publiée dans le Journal of Vertebrate Paleontology, les crocodiliens auraient cependant joué un rôle prédominant parmi ces prédateurs. « Il y avait tellement de proies disponibles que les prédateurs mammifères n'auraient pas pu toutes les manger », explique Oscar Wilson, chercheur postdoctoral à l'Université d'Helsinki.
Au Miocène, l’abondance de grandes proies aurait permis aux crocodiliens de s’imposer comme les principaux prédateurs de ces écosystèmes sud-américains. © Miguel Hernandez
Pour reconstituer ces interactions disparues, les chercheurs ont étudié des fossiles conservés dans des collections de musées. Les traces de dents et de morsures observées sur les os d'herbivores constituent en effet des témoignages directs des attaques subies par ces animaux.
Parmi les principaux suspects figure Purussaurus neivensis, un crocodilien apparenté aux caïmans modernes qui pouvait atteindre environ sept mètres de long pour 1 800 kilogrammes. La fréquence des marques qui lui sont attribuées indique qu'il aurait été l'un des prédateurs les plus importants de ces écosystèmes tropicaux, notamment lorsqu'il s'agissait de s'attaquer aux grandes proies.