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Midea PortaSplit : pourquoi ce climatiseur mobile à split est en rupture partout
En Allemagne, le PortaSplit s’est retrouvé en rupture de stock deux étés d’affilée. C’est Midea lui-même qui le raconte. Le succès a même donné naissance à un site qui recense les magasins allemands où il reste des unités en rayon. Le produit a depuis débarqué en France, en Belgique et dans plusieurs autres pays européens. Et le magazine TIME l’a même classé parmi ses meilleures inventions de 2025.
Mais au juste, c’est quoi un climatiseur mobile à split ? Pour comprendre, il faut regarder ce qui cloche avec un climatiseur mobile classique, celui à gros tuyau qu’on glisse par la fenêtre. Sur ce modèle monobloc, tout est dans un seul bloc posé dans la pièce : compresseur, condenseur, évaporateur. C’est bruyant, et le tuyau crée une dépression qui aspire l’air chaud du dehors par le moindre interstice.
Le split, lui, coupe l’appareil en deux. L’unité intérieure souffle le froid, l’unité extérieure (avec le compresseur) part sur le rebord de fenêtre ou le balcon. Les deux sont reliées par de fines liaisons frigorifiques. Concrètement, ça règle deux problèmes d’un coup. Le bruit du compresseur file dehors, et il n’y a plus de gros tuyau qui crée une dépression dans la pièce.
Cette dépression, c’est le vrai point faible du monobloc. Selon les estimations courantes du secteur, cette dépression peut rogner l’efficacité nette d’un monobloc de 10 à 30 %, et son niveau sonore grimpe entre 50 et 65 dB.
Un climatiseur mobile split, lui, redescend autour de 35 à 45 dB en marche normale. Le PortaSplit annonce même 39 dB en mode nuit, l’équivalent d’une pluie légère ou du ronron d’un frigo. Si vous hésitez encore entre les différents formats, notre comparatif des climatiseurs mobiles fait le tri.
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Côté chiffres, le PortaSplit affiche 3,5 kW de puissance frigorifique (12 000 BTU), une classe A++ en froid et A+ en chaud. Cela s’explique aussi par le fait que c’est une pompe à chaleur : il chauffe l’hiver.
Une nuance sur la puissance affichée : les 3,5 kW couvrent une pièce d’environ 15 m² rafraîchie en 15 minutes selon Midea, avec une mesure réalisée à 30 °C extérieurs (de 29 à 24 °C). Sur des surfaces plus grandes, les revendeurs évoquent jusqu’à 40 m², le temps de mise en froid s’allonge logiquement.
Ce qu’il faut retenir du tableau : l’intérêt du PortaSplit n’est pas d’être plus puissant qu’un climatiseur fixe, mais d’offrir des performances proches sans travaux ni technicien. On fixe le support à la fenêtre, on pose l’unité extérieure (moins de 10 kg), on branche. C’est ce qui intéresse les locataires et ceux qui habitent en copropriété, là où percer un mur est interdit ou impossible.
Sur une clim split fixe, les deux unités arrivent vides. C’est l’installateur qui, sur place, perce le mur, raccorde les liaisons cuivre, tire le vide dans le circuit, puis le charge en fluide frigorigène. Et c’est ce dernier point qui coince : manipuler un fluide frigorigène comme le R32 est réglementé. En France, il faut une attestation de capacité, et l’entreprise une certification. Traduction : même bricoleur aguerri, vous n’avez pas le droit de faire la charge vous-même.