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On a testé le Beatbot Sora 70 : le robot de piscine sans fil qui fait (presque) tout
Beatbot vend depuis deux ans des robots de piscine sans fil qui figurent parmi les plus chers du marché. L’AquaSense 2 Ultra que j’ai testé l’an dernier tournait autour de 3 000 €, avec cartographie 3D du bassin, base de recharge dédiée et un arsenal de capteurs.
Le Sora 70 garde la même philosophie mais rabote sérieusement l’équipement : plus de cartographie, plus de base, et le filtre ultra-fin bascule en option payante (mais offert en ce moment sur le site officiel).
Il est affiché à 1 499 € depuis son lancement en mars 2026. Je l’ai fait tourner sur une dizaine de cycles complets cet été, dans un bassin en liner d’une douzaine de mètres cubes avec escalier.
Le pari de Beatbot est simple : amener le sans-fil haut de gamme à un tarif que la majorité des propriétaires de bassin peut envisager. La promesse « 4-en-1 » (fond, parois, ligne d’eau et surface) est réelle, je le confirme après plusieurs semaines. En revanche, les quatre faces ne se valent pas du tout, et c’est là que se joue l’intérêt réel du produit.
Voici quelques caractéristiques principales telles que les annonce le constructeur, avant de plonger plus en profondeur dans le test.
Le premier bon point se sent dès la sortie de l’eau. Avec un robot de piscine, le moment pénible, c’est de hisser l’engin gorgé d’eau à bout de bras au-dessus de la margelle en fin de cycle. Avec ses 10,4 kg à sec et son format compact, le Sora 70 se manipule d’une seule main, ce qui est déjà un vrai argument face aux modèles filaires.
Surtout, il donne un coup de main : en fin de cycle, ou dès que la batterie passe sous les 12 %, il remonte de lui-même en surface et vient se garer près du bord, en se vidant au passage de l’eau accumulée. Plus besoin de partir à la pêche à l’épuisette. Franchement, avec le poids, c’est ce qui change le plus le quotidien.
Beatbot a supprimé la base de recharge que l’on trouve sur ses modèles supérieurs. Économie assumée, et pas dramatique à mon sens : une base en moins, c’est aussi un encombrement en moins à la cave pendant l’hivernage.
Le remplaçant me convainc nettement moins : un chargeur à connecteur cubique assez volumineux, qui vient se ficher dans une trappe du robot, façon prise allume-cigare. Le clapet se referme automatiquement, c’est bien pensé, mais l’ensemble manque d’élégance et je me demande comment ce petit volet tiendra dans le temps.
Le panier filtrant, lui, est une réussite. Six litres, accessible immédiatement, facile à vider et à rincer sans démonter quoi que ce soit. Sur ce type d’appareil, c’est l’ergonomie du filtre qui décide si on l’entretient vraiment ou si on laisse traîner.