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Ces voitures chinoises sont désormais refusées par un assureur : faut-il s’en méfier ?
Une société d’assurances néerlandaise met en lumière un problème auquel on ne pense pas forcément au moment d’acheter une voiture : sa capacité à être réparée après un accident. A ce titre, plusieurs marques, dont Leapmotor, Omoda ou encore Jaecoo, sont actuellement exclues.
Quand on choisit une voiture neuve, on regarde généralement son prix, son autonomie, sa consommation, son équipement ou encore sa sécurité. Plus rarement, on se demande ce qu’il adviendra du véhicule après un banal accrochage. Pourtant, c’est précisément sur ce terrain que certaines nouvelles marques automobiles rencontrent des difficultés, comme le souligne Caradisiac.
Une enquête menée par l’assureur néerlandais Univé montre que la disponibilité des pièces et les possibilités de réparation restent largement secondaires dans les critères d’achat. 67% des automobilistes interrogés citent le prix, 55% la consommation ou l’autonomie et 47% la sécurité. Les coûts d’entretien arrivent à 39%. En revanche, seuls 18% regardent les conditions d’assurance et à peine 12% vérifient si les pièces détachées sont facilement disponibles.
Et c’est justement cette question de l’après-vente qui pousse aujourd’hui Univé à limiter, voire à refuser, la couverture de certains constructeurs. Aux Pays-Bas, l’assureur indique que Lynk & Co peut bénéficier d’une couverture complète, tandis que Dongfeng, Lucid, Firefly, Nio et Zeekr sont actuellement accessibles uniquement avec une assurance au tiers.
Mais pour plusieurs autres marques, la situation est plus radicale, puisque Hongqi, Changan, Voyah, KGM, Leapmotor, VinFast, Jaecoo, MHero et Omoda sont pour le moment exclues des assurances proposées par Univé.
De quoi donner quelques sueurs froides à ceux qui viennent de signer pour un SUV chinois flambant neuf ? Pas forcément. Car cette décision ne constitue absolument pas un jugement sur la qualité des véhicules concernés, ni sur leur sécurité.
Le problème est ailleurs, et Univé explique qu’il doit pouvoir déterminer comment un véhicule endommagé pourra être réparé, dans quel délai et à quel coût. Or, lorsque les pièces sont difficiles à obtenir, que les informations techniques manquent ou que trop peu de réparateurs maîtrisent un modèle, la facture devient beaucoup plus difficile à anticiper.
Univé insiste sur un autre point, à savoir que l’origine géographique d’une marque n’est pas le critère déterminant. L’assureur cherche avant tout à savoir si les dommages peuvent être réparés correctement, en toute sécurité et avec des coûts suffisamment prévisibles.
Une jeune marque peut donc parfaitement améliorer sa situation en développant rapidement son réseau de pièces détachées, son support technique et ses partenariats avec des réparateurs qualifiés. Univé cite notamment Lynk & Co, mais aussi BYD et l’américain Tesla, comme des constructeurs ayant réussi à mettre en place une infrastructure locale en relativement peu de temps.
L’étude rappelle qu’une voiture parfaitement fonctionnelle peut devenir beaucoup plus problématique dès qu’elle subit un choc, parfois minime.