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J’ai conduit la BYD Han L EV Flash Charge en Chine : pourquoi cette berline de 1 100 ch rechargeable en 5 minutes ne m’a pas totalement convaincu
Après avoir assisté début 2025 à la démonstration de la charge mégawatt de BYD, il me manquait encore l’essentiel : prendre le volant de la voiture qui doit donner du sens à cette prouesse technique. Cette voiture, c’est la Han L EV Flash Charge, nouvelle grande berline du constructeur chinois.
La Han L EV ne cherche pas à rompre totalement avec la Han que nous connaissions déjà et elle en reprend l’idée générale, mais en la tendant davantage. La face avant est plus propre, plus sophistiquée, avec une signature lumineuse plus fine et un bouclier avant mieux dessiné.
La calandre pleine reste dans le langage visuel habituel des berlines électriques, mais elle est ici accompagnée d’une prise d’air factice plus discrète et d’un regard plus acéré. Le capot paraît davantage sculpté, les biseaux sont mieux marqués et les surfaces plus tendues qu’auparavant. La face avant n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de la Denza Z9GT, la grande sœur de la marque premium du groupe.
Les proportions extérieures sont réussies et s’inscrivent dans la lignée des berlines BYD : la ligne de caisse est nette, la ligne d’épaule remonte suffisamment pour allonger visuellement le profil, et l’angle de chute du pare-brise participe à une silhouette plus fluide. L’empattement visuellement allongé et les porte-à-faux réduits lui donnent une prestance certaine sans tomber dans la caricature sportive.
De profil, j’apprécie aussi l’insert noir au sommet des vitres arrière, qui allège la partie supérieure et accentue l’effet de ligne de toit flottante. Le pavillon est légèrement fuyant, sans sacrifier totalement la garde au toit.
À l’arrière, BYD a travaillé la poupe avec un bandeau lumineux traversant et un traitement plus raffiné du hayon. L’ensemble paraît sérieux, presque statutaire, avec un diffuseur arrière stylisé et un discret spoiler de hayon qui viennent fermer la silhouette sans excès.
En gabarit pur, la BYD Han L joue clairement un cran au-dessus de la Tesla Model 3 et de la BMW i4, et elle se place très près de la Xiaomi SU7. La Han L EV mesure 5,05 m de long, 1,96 m de large et 1,51 m de haut, avec un empattement de 2,97 m.
En face, la Tesla Model 3 est nettement plus compacte (4,72 m de long) ; la BMW i4 est intermédiaire (4,78 m de long) tandis que la Xiaomi SU7 est la plus proche de la Han L en philosophie de proportions, avec 4,99 m de long et même un empattement légèrement supérieur de 300 cm.
À bord, la Han L EV fait bonne impression au premier contact. L’espace ne manque pas, ni à l’avant ni au second rang. L’instrumentation face au conducteur est originale dans sa présentation et visuellement bien intégrée.
Comme souvent chez BYD, le volant est réussi et les commandes physiques sont bien placées. Le sélecteur de mode de conduite sur la console centrale se trouve immédiatement, sans avoir à fouiller dans les menus, ce qui devient suffisamment rare pour être souligné.