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Borne de recharge à domicile : ce que la règle électrique française impose vraiment à votre installation
Sur les plateformes chinoises, une wallbox monophasée de 7,4 kilowatts livrée avec un câble type 2 attaché se trouve sous les 100 euros, livraison comprise, quand une borne de marque coûte plutôt 350 à 1 000 euros. Elle recharge une voiture sans broncher, et son connecteur n’a pourtant aucun obturateur, ces volets mécaniques que la France impose sur les points de charge résidentiels.
Le texte qui tranche ce genre de question porte un nom peu engageant, NF C 15-100. Il concerne à peu près tous les conducteurs, puisque près de 90 % des recharges de voitures électriques se font à domicile.
La NF C 15-100 est la norme de l’AFNOR qui fixe les règles de conception, de réalisation et d’entretien des installations électriques basse tension dans les logements français. Elle descend d’un texte de 1911, la C11, et est devenue obligatoire en 1969.
Depuis, elle suit les usages du logement : les équipements multimédia, la domotique, puis la voiture électrique. Elle s’impose à toute installation neuve et à toute rénovation qui crée un nouveau câblage ou une nouvelle arrivée de puissance, ce qui inclut la pose d’une borne de recharge.
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Sa dernière refonte, publiée le 23 août 2024, la découpe en 21 documents thématiques, et c’est cette version qui fait foi pour le neuf et la rénovation depuis le 24 août 2025.
Les bornes ont désormais leur chapitre, la partie 7-722, qui traite des circuits alimentant un véhicule électrique ou hybride rechargeable depuis l’installation d’un bâtiment. Première règle, chaque point de recharge dispose de son propre circuit depuis le tableau, sans partage avec l’éclairage ou les prises.
Ce circuit est protégé par un disjoncteur calibré selon la puissance, 40 ampères pour une borne de 7,4 kilowatts en monophasé, et par un dispositif différentiel 30 mA qui coupe le courant dès qu’il détecte une fuite.
En monophasé, un différentiel de type A ou F suffit ; en triphasé, il faut un type B, parce que le chargeur embarqué de la voiture transforme le courant alternatif en courant continu et qu’une fuite continue échappe à un type A. La section des conducteurs suit la même logique, 6 mm² en cuivre pour 7 kilowatts, davantage si la borne est éloignée du tableau.
S’y ajoute l’exigence qui recale la plupart des bornes importées. Un point de recharge normale relié à un bâtiment doit disposer d’obturateurs de sécurité, une obligation héritée du décret du 12 janvier 2017 mais aujourd’hui portée par la partie 7-722, sur les socles de prise comme sur les cordons attachés jusqu’à 32 ampères.