// FRANDROID — HARDWARE & GADGET
On est montés à bord de la Geely E2 : la citadine électrique la plus vendue de Chine arrive en France pour faire peur à la R5
Il y a quelques années, Geely était encore totalement inconnue chez nous. Pourtant, la firme chinoise est un véritable poids lourd dans l’industrie automobile. Fondée en 1986 sous la forme d’un groupe, elle est actuellement la maison-mère de Volvo, Polestar, Lotus, Smart, Lynk & Co ainsi que Zeekr. Mais l’entreprise est aussi une marque à part entière, qui a vu le jour en 1997. Et voilà qu’elle arrive désormais en France.
Débarquée chez nous au printemps dernier, elle commercialise deux modèles, les SUV Starray EM-i et E5. Mais voilà qu’elle vient d’étoffer son catalogue avec une auto d’un genre bien différent. Il s’agit en effet d’une citadine électrique, baptisée E2. Mais elle n’est pas tout à fait inédite. Car elle est en fait déjà commercialisée en Chine sous le nom de Geome Xingyuan depuis 2024. Et elle s’est rapidement imposée, au point de devenir la citadine électrique la plus vendue au monde selon le constructeur.
Ce statut de citadine électrique la plus vendue au monde repose sur des chiffres concrets : sous son nom chinois, la voiture s’est écoulée à près de 460 000 exemplaires en 2025, au point de devenir aussi le véhicule le plus vendu toutes catégories confondues en Chine cette année-là.
Fraîchement arrivée sur notre territoire, la petite Geely E2 débarque sur un marché très concurrentiel. Elle chasse sur les terres de la Renault 5 E-Tech ainsi que de la nouvelle Volkswagen ID. Polo en voulant se démarquer par des prestations très premium et un prix canon. Mais que donne-t-elle, « en vrai » ? Nous avons pu la découvrir en avant-première, au cœur de Paris pour le savoir.
Rivale directe de notre R5 E-Tech, qui reste l’une des autos électriques les plus vendues en France, la nouvelle E2 opte pour une recette différente. Si notre citadine tricolore opte pour un style néo-rétro et des lignes anguleuses, c’est tout le contraire pour la petite chinoise.
Nous sommes donc ici face à une voiture tout en rondeur, qui vise très clairement un public féminin. Cela se confirme dans la palette de couleurs, avec un choix de six teintes, dont un rose et un vert pastel.
À l’avant, nous retrouvons une calandre pleine surmontée par un capot arrondi. Le constructeur précise également que la découpe de ce dernier est pensée pour donner l’impression d’un sourire. Nous vous laissons seuls juges. La voiture arbore des optiques arrondies, dont la forme s’inspire d’une plume, une idée reprise à l’arrière, créant une vraie continuité entre les deux parties. À noter que Geely ne communique pas encore sur le Cx (coefficient de traînée) de la citadine.
On remarque d’ailleurs que la petite voiture a droit à des poignées intégrées à la carrosserie, mais qui s’ouvrent manuellement. Car on sait que les poignées affleurantes font désormais l’objet d’une réglementation très stricte en Chine. De profil, la nouvelle E2 affiche une silhouette tout en rondeur, avec une ligne de toit très droite. Le toit peint en noir permet d’alléger le tout, tandis que nous retrouvons des protections de carrosserie sur les passages de roues et les bas de caisse.
La citadine chinoise est livrée de série avec des jantes de 16 pouces, en acier ou en alliage selon la finition choisie. Les dimensions globales sont quant à elles très réduites, puisque la Geely E2 mesure seulement 4,14 mètres de long pour 1,58 mètre de haut et 1,81 mètre de large.
À noter que la garde au sol est quant à elle annoncée à environ 16 centimètres, ce qui lui offre une certaine polyvalence. Enfin, la partie arrière est là encore très arrondie, et sans fioritures, comme le reste de l’auto.