// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
En Haute-Saône, un homme tue ses deux fils et sa belle-mère
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
Julien Gasparutto, Margaux Manière, Caroline Thébaud
Adressez vos remarques à
Jérôme Cathala
Dans la soirée du mercredi 2 septembre, à Gy, un père de famille de 42 ans aurait tué ses deux fils et sa belle-mère avant de se donner la mort. Le drame plonge ce village de Haute-Saône dans la sidération, tandis qu’une enquête a été ouverte pour homicides volontaires.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Un quartier tranquille et sur une parcelle de terrain, le quotidien figé d'une famille décimée. C'est là que les gendarmes ont découvert quatre corps, dans la soirée du mercredi 2 septembre. Celui d'un homme, de ses deux enfants et de sa belle-mère. Le père de famille les aurait tous tués avant de retourner l'arme contre lui.
Des voisins ont entendu les détonations. "Deux coups de fusil dont un où je pensais que c'était le volet qui claquait. Et ensuite, j'ai entendu un gamin qui a dit : 'Papa !'. Il criait et tout s'est arrêté", témoigne une femme. Selon le procureur, c'est le père qui a signalé avoir tué ses propres enfants avant de se suicider. Nous avons décidé de flouter son visage. Âgé de 42 ans, il s'affichait sur les réseaux sociaux, serein, souvent accompagné de ses deux garçons. Chef d'une entreprise de travaux, il était également joueur de foot au club local. "C'est très surprenant parce que Jean-Paul était quelqu'un qui aimait les gens, qui adorait ses enfants, qui adorait son chien. C'est ça que je ne comprends pas", déplore un habitant de Gy (Haute-Saône).
Le père de famille était en instance de séparation avec sa compagne. Un homme connu des services de police pour une affaire d'atteinte aux biens. Leurs deux enfants, eux, âgés de 6 et 10 ans, étaient scolarisés dans cette école. Nous avons retrouvé l'un des meilleurs amis de l'aîné. "Je ne peux pas m'imaginer un de mes meilleurs potes mourir. On se voyait un peu tout le temps, toutes les vacances, duo inséparable, trop fort", raconte l'enfant.
Au sein de l'école, une cellule psychologique a été mise en place. "C'est une matinée qui est difficile par l'apprentissage de cette nouvelle. Donc on écoute, on accompagne", souligne Catherine Ridard, inspectrice d'académie de Haute-Saône. La sidération est totale dans ce village de 1 000 habitants. Une enquête pour homicides volontaires a été ouverte et une autopsie des quatre corps est en cours.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?