// CLUBIC — MOBILE & WEB
Test du Google Pixel 11 Pro Fold : tout pour l'IA, sauf en Europe
C’est presque devenu une tradition : chaque fin d’été, Google rafraîchit sa famille de smartphones Pixel. Celle-ci tient une place un peu spéciale dans le monde de la téléphonie, puisqu’elle fait office de « plateforme de référence pour Android ».
Chaque nouvelle génération de Pixel propose une version « pure » de l’OS de Google, sans bloatware ni surcouche. Le Pixel 11 Pro Fold a la lourde tâche d’être une sorte d’étalon en matière de smartphones pliants, une référence de ce que Google propose de mieux.
Cette année, les changements sont loin d’être anecdotiques : le nouveau processeur Tensor G6 abandonne un cœur en route et recule sur les benchmarks. La batterie rétrécit. La chambre à vapeur disparaît. Le capteur photo du module principal grandit notablement. Mis bout à bout, ces choix dessinent un appareil très différent de son prédécesseur sous une apparence rigoureusement identique.
Très bien, mais est-ce que le Pixel 11 Pro Fold vaut les 1 999€ demandés en version 256 Go ? Un possesseur de Pixel 10 Pro Fold a-t-il la moindre raison de repasser à la caisse (spoiler : non) ? On a vécu pendant deux semaines avec le nouveau venu afin de l’analyser. Et l’expérience fut intéressante…
Posez le Pixel 11 Pro Fold à côté de son prédécesseur et essayez de trouver des différences : vous risquez d’y passer un sacré bout de temps… Google n’a pas touché à la silhouette de son pliant : 155,2 mm de hauteur et 150,4 mm de largeur une fois déplié, les deux appareils sont rigoureusement identiques au dixième de millimètre près
La caméra dorsale prend toujours la forme d’une barre, un peu moins longue toutefois, et le flash a changé de place. Si vous attendiez du nouveau à la façon du Z Fold8 de Samsung, vous resterez sur votre faim.
Pour percevoir le changement, il faut prendre le 11 Pro Fold en main : il pèse désormais 239 grammes contre 258g pour son prédécesseur, soit 19g de moins. Remarquons au passage un excès d’enthousiasme du fabricant qui annonce un allègement de près de 10% : il est en fait de 7,4%.
Avec une épaisseur une fois replié de 10,1 mm, il s’affine de 0,7 mm tandis qu’il mesure 5 mm tout rond lorsqu’il est déployé. Sur un objet que l’on manipule à deux mains et que l’on garde longtemps ouvert, ces deux détails ne sont pas anodins. Il reste néanmoins un poids lourd face à un smartphone classique et ne se laisse pas facilement oublier au fond d’une poche ou d’un sac à main.
Le dos abandonne le verre Gorilla Glass Victus 2 mat du Pixel 10 Pro Fold au profit d’un composite mat à finition satinée, tandis que le verre de protection de l’écran externe passe à une vitrocéramique maison. Le cadre est en aluminium de qualité aérospatiale, la charnière en acier multi-alliage à ultra-haute résistance.
L’un dans l’autre, Google revendique un appareil trois fois plus résistant que la génération précédente. La certification IP68 est toujours de la partie. Reste que le composite ne procure pas tout à fait la sensation de fraîcheur et de densité du verre sous les doigts. Certains y verront un recul, mais nous ne faisons pas partie de ces gens qui le regrettent, car nous recourons systématiquement à une coque de protection.