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Huawei Mate XT2 Ultimate Design : le tri-pliable le plus cher du marché est aussi le plus impressionnant
Le tri-pliable démarre à ¥19 999, soit environ 2 570 €, pour la version 16 Go + 256 Go. Il grimpe jusqu’à ¥29 999 (environ 3 850 €) pour le modèle 16 Go + 2 To, stylet inclus. On est au prix de plusieurs smartphones haut de gamme réunis. Huawei ne vise pas la grande diffusion, mais clairement l’objet de luxe.
Sur le papier, le Mate XT2 aligne la vitrine attendue à ce prix. L’écran interne est une dalle OLED de 10,2 pouces, en définition 3K et 120 Hz LTPO. Replié, il laisse place à un écran de couverture de 6,5 pouces qui monte à 6 500 nits en pic, l’un des plus lumineux annoncés à ce jour. L’appareil ne pèse que 299 grammes pour 3,5 mm d’épaisseur déplié, un record de légèreté pour ce format.
À l’intérieur, la puce Kirin 9050 Pro embarque un GPU Maleoon compatible ray tracing, cette technique de rendu réaliste des reflets et des ombres. C’est le premier processeur haut de gamme maison de Huawei depuis six ans, annoncé 46 % plus rapide que le Kirin 9030 Pro. Aucun test indépendant ne le situe encore face au Snapdragon 8 Elite de Qualcomm ou à l’Apple A19 Pro.
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Huawei arrive en terrain conquis sur le pliable. Selon Counterpoint Research, la marque devrait représenter environ 24 % du marché mondial des smartphones pliables en 2026, juste derrière Samsung et Apple. Huawei est surtout très présent en Chine, comme vous le savez. Après son pliable Pura X Max, le constructeur continue de pousser des formats que personne d’autre n’ose vraiment produire.
Le vrai problème se pose hors de Chine. Le Mate XT2 tourne sous HarmonyOS 7, sans les services Google : ni Play Store, ni Gmail, ni Maps. Pour un Européen, cela veut dire recréer tout son écosystème d’applications à la main. Il faut passer par des outils tiers pour installer des applications que l’on a l’habitude d’utiliser.
Huawei coche en revanche des cases inédites côté robustesse. L’appareil est certifié IP58 et IP59, une première sur un tri-pliable, segment pourtant réputé fragile.
L’écran interne est protégé par un verre ultra-fin (UTG) et intègre un mode de confidentialité qui réduit l’angle de vision. Cette fonction, popularisée par Samsung, est ici reprise par Huawei. Les deux marques se rendent coup pour coup sur le pliant, et le Mate XT2 s’est déjà aligné sur Samsung sur le sens de pliage.
Huawei empile aussi des fonctions rares sur un téléphone, comme un capteur ECG et une optique à ouverture variable. Le capteur photo principal de 50 mégapixels s’appuie sur une technologie LOFIC censée mieux encaisser les scènes à fort contraste. Le tout dans un boîtier protégé par un verre maison baptisé Xuanwu Kunlun, dont Huawei ne détaille ni le fournisseur ni les performances réelles.
Huawei n’a pour l’instant confirmé aucune sortie hors de Chine, ni de calendrier pour l’Europe. Alors à qui s’adresse vraiment un tri-pliable sans Google facturé près de 3 000 € minimum ? À des acheteurs chinois fortunés, d’abord. Pour tous les autres, le Mate XT2 est surtout une démonstration de force : Huawei sait désormais tout fabriquer maison, puce comprise, sans rien devoir à l’Occident.