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Test Kingston DC600M 960 Go : un SSD SATA endurant taillé pour les NAS
Pour les tests de NAS sur Clubic, nous avons remplacé nos anciens SSD par un modèle Kingston davantage dans le coup, le DC600M en version 960 Go. Un produit qui fait partie de la gamme « entreprise » du fabricant. Qu’est-ce qu’il a dans le ventre ?
Sur le principe, le DC600M n’est rien d’autre qu’un SSD 2,5 pouces SATA de plus. Kingston est évidemment « bridé » par cette interface qui a maintenant plus de vingt ans et qui n’est pas en mesure, même dans sa troisième itération, de dépasser les 560 Mo/s de débit. Clairement, ce n’est pas ce produit que l’on va attendre des sommets de performance, mais le DC600M n’est pas conçu pour battre des records et il n’est pas conçu pour travailler en solo.
Le DC600M est un modèle standard au format 2,5 pouces. © Nerces pour Clubic
Son format 2,5 pouces en fait donc une unité de stockage de taille standard. Il mesure pile 100 millimètres de long pour 69,9 mm de large et tout juste 7 mm d’épaisseur. Ce dernier point a son importance dans les espaces les plus exigus. Son poids de 92 grammes est lui aussi tout ce qu’il y a de plus standard. Comme Kingston en a l’habitude, il est livré dans une petite gangue de plastique, sans le moindre accessoire pour l’accompagner.
En même temps, est-il vraiment nécessaire de disposer de quelque accessoire que ce soit sur un tel produit ? Sans doute pas. Comme n’importe quel SSD 2,5 pouces, le DC600M est simplement amené à rejoindre un PC ou un NAS afin d’en doper l’espace de stockage. Pour ce faire, Kingston se repose sur des puces NAND signées Kioxia. Des puces de TLC en 112 couches garanties pour un débit de 1 200 MT/s. Dans le cas de notre 960 Go, on peut compter sur dix de ces puces.
Notez cependant que Kingston commercialise des versions d’une capacité de 480 Go, 960 Go, 1,92 To, 3,84 To et, enfin, 7,68 To de son produit. Des versions qui, dans tous les cas, se trouvent toujours équipées d’un contrôleur Phison PS31112-S12DC-27 gravé par TSMC en 28 nm. Une puce qui fonctionne de pair avec un cache DRAM qui, sur notre modèle de test, est limité à 2 Go via la mise en place de 4 chips de 512 Mo en DDR4-3200. C’est terminé pour la présentation physique, place aux tests et aux mesures.
Nous débutons comme toujours nos mesures par une vérification des débits théoriques publiés par Kingston sur CrystalDiskMark. Rien à redire, nous sommes parfaitement dans les clous : la marque avance « jusqu’à 560 Mo/s en lecture, 530 Mo/s en écriture » et c’est exactement ce que nous retrouvons sur les benchs, comme vous pouvez le voir sur nos captures.
Mesures (débits et IOPS) CrystalDiskMark sur des fichiers de 1 Go. ©Nerces pour Clubic
Notons que ces débits ne valent que pour les mesures en séquentiel. Bien sûr, les performances en aléatoire sont autrement plus faibles, sans toutefois qu’il soit question de se plaindre. Avec 152 Mo/s en écriture, c’est plutôt très correct. Au passage, les près de 100 K IOPS en lecture comme en écriture sont, eux aussi, convaincants pour un modèle SATA.
Par souci de simplification, nous n’affichons pas d’innombrables mesures. Le test d’écriture linéaire sur AIDA64 reste cependant un incontournable : il s’agit de saturer l’ensemble des 960 Mo de notre SSD et d’enregistrer la moindre baisse de forme. En dehors d’un minuscule « accident de parcours » pas représentatif, les résultats sont excellents. C’est vrai, à 508 Mo/s de moyenne, le DC600M est limité par son interface SATA, mais la stabilité des performances sur la totalité de la capacité du SSD est impressionnante.