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Une IA révèle six structures mystérieuses cachées aux portes du noyau terrestre !
Au fond du manteau terrestre, d’étranges structures sismiques défient les modèles géologiques depuis des décennies. Une nouvelle étude suggère qu’elles pourraient être les vestiges de l’océan de magma primordial, altérés par des échanges chimiques avec le noyau pendant des milliards d’années – et détenir les clés de l’histoire profonde de la Terre.... Lire la suite
Grâce à une nouvelle méthode d’analyse des ondes sismiques, des chercheurs ont mis en évidence d’étranges anomalies de vitesse au sein du manteau terrestre, qui, pour l’instant, ne sont pas expliquées par le modèle dynamique de la Terre.... Lire la suite
À près de 2 900 kilomètres sous nos pieds, la frontière entre le noyau et le manteau abrite des structures encore largement mystérieuses. En analysant grâce au deep learning plus de 2 millions d’enregistrements sismiques, des chercheurs ont détecté des signaux sismiques très ténus, révélant six grandes régions d’anomalies sismiques. De quoi offrir une nouvelle fenêtre sur les profondeurs de la Terre.
Tectonique des plaques, volcanisme, champ magnétique... La Terre est une gigantesque et complexe machinerie dont les rouages ne se situent pas uniquement en surface, mais également (et surtout !) dans ses profondeurs. De nombreux indices, notamment d'origine sismique, laissent penser que la région bien spécifique de l'interface noyau-manteau, à 2 900 kilomètres sous nos pieds, joue ainsi un rôle majeur dans la dynamique de la planète.
Impossible d'avoir des mesures directes des mécanismes qui se jouent à de telles profondeurs : les scientifiques sont contraints d'établir leurs hypothèses sur la base de données indirectes, ténues et souvent discutables.
Depuis quelques dizaines d'années, certains éléments semblent toutefois se consolider. Les données de tomographie sismique ont en effet permis, depuis les années 1980, de mettre en évidence la présence de deux gigantesques régions du manteau inférieur, nommées LLSVP (Large Low Shear-Velocity Provinces), où les ondes de cisaillement se propagent plus lentement qu'ailleurs, et de structures beaucoup plus petites, mais caractérisées par des diminutions extrêmement importantes de la vitesse des ondes sismiques, appelées ULVZ (Ultra-Low Velocity Zone). Ces anomalies sont toutefois encore mal caractérisées et leur nature très discutée.
Les deux grandes anomalies à la base du manteau. © Clinton Conrad, SOEST
Mais la connaissance avance à petits pas. Ainsi, une nouvelle étude présente une description plus détaillée des anomalies situées à l'interface noyau-manteau qui pourrait permettre de mieux comprendre leur origine, mais également la dynamique et l'évolution de cette région profonde de la Terre.
Au fond du manteau terrestre, d’étranges structures sismiques défient les modèles géologiques depuis des décennies. Une nouvelle étude suggère qu’elles pourraient être les vestiges de l’océan de magma primordial, altérés par des échanges chimiques avec le noyau pendant des milliards d’années – et détenir les clés de l’histoire profonde de la Terre.... Lire la suite
Une équipe de chercheurs a en effet analysé des signaux sismiques bien précis, que l'on appelle les précurseurs PKP. Les ondes dites PKP sont les ondes qui, après avoir été générées par un puissant séisme, traversent le manteau, puis le noyau externe avant de ressortir dans le manteau, le tout sous la forme d’ondes P (compressives).