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"Bicot", "nègre", "bougnoul" : À Carcassonne, les dérives racistes d'un policier municipal
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À Carcassonne, un policier municipal a été filmé par sa propre caméra-piéton, qu’il pensait avoir éteinte, en train de tenir à plusieurs reprises des propos racistes lors de patrouilles. Le parquet a ouvert une enquête et le maire promet de lourdes sanctions envers l'agent, ancien militaire et militant au Rassemblement National.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Des policiers municipaux patrouillent dans les rues de Carcassonne (Aude). Les images et les conversations sont issues d'une caméra-piéton portée par l'un d'eux qui pensait l'avoir éteinte. Six heures de vidéos publiées par nos confrères du Midi Libre. On y découvre des propos particulièrement racistes. "Au mois de décembre, la zone sera claire. Parce que les forains, les punks à chien et les bougnouls, ils n’aiment pas ça, ils règlent ça entre eux", peut-on entendre.C'est une caméra-piéton, portée sur l'uniforme par les policiers en service, qui a enregistré ces échanges racistes, mais aussi violents. Comme lorsqu'une automobiliste les appelle après un accident. Paniquée, elle pense avoir percuté quelqu'un. "Une vieille a percuté un bougnoul apparemment. Un petit 'Kirikou'. Kirikou dans la savane, il est percuté. Il est venu en France et il est percuté par un véhicule", lance le policier.
Et lorsqu'il rentre au commissariat, le policier débriefe : "J'en peux plus moi. Tout à l'heure on était sur Carnot : du 'bicot', du 'nègre'". La vidéo, tournée en novembre dernier et rendue publique mardi 8 septembre, choque les habitants de Carcassonne. "C'est quand même des propos qu'on n'a pas envie d'entendre, à notre époque, il me semble", déplore une habitante.
Les propos sont tenus par le chef d'équipe, ancien militaire et militant au Rassemblement National. C'est à ce titre qu'en février dernier, il avait bénévolement assuré la sécurité de Jordan Bardella. Ce matin, ses collègues se disent eux aussi choqués. "On ne peut pas parler comme ça. Même si on le pense, on ne peut pas. C'est inadmissible", témoigne l'un d'eux. Le maire Rassemblement national de Carcassonne a refusé de nous répondre, mais il promet de lourdes sanctions. Le parquet a ouvert une enquête.
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