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REPORTAGE. "On essaie de leur apprendre au moins à flotter" : dans les Landes, plus de 300 enfants sensibilisés au risque de noyade dans un lac
Après un nombre record de noyades en France, cet été, la question se pose de l'apprentissage de la natation aux enfants en eaux libres, des environnements bien différents des piscines.
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Apprendre à nos enfants à nager dans les lacs, rivières et autres cours d'eau, c'est un enjeu de taille après un été alarmant en termes de noyades. Quelque 301 personnes sont mortes en France. C'est 14% de plus qu'en 2025. Ces décès ont concerné des enfants et des adolescents et sont, pour beaucoup, intervenus durant des jours de vigilance canicule, ce qui explique en grande partie cette augmentation, corrélée aux hausses des températures, estime Santé publique France. Si l'Éducation nationale prévoit déjà des cours de natation en piscine, les risques sont bien différents en eau libre. Alors dans certains départements, des ateliers d'initiation sont organisés. Dans les Landes, pendant trois jours, en ce mois de septembre, la Fondation Princesse Charlène de Monaco et les nageurs-sauveteurs du département ont sensibilisé plus de 300 enfants à la baignade en lac.
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Par groupes de dix, en combinaison bleue, les enfants suivent attentivement les consignes du maître-nageur. "On fait le tour de la bouée par la gauche et on revient." Les exercices s'enchaînent sur le sable et dans l'eau. Des bouées et des planches de secours sont à leur disposition. "On vient de faire exactement ce que font les sauveteurs pour aller chercher une victime dans l'eau", explique le formateur. Les enfants sont ravis et fatigués. "J'en peux plus !, s'exclament-ils en sortant de l'eau. C'était "bien ! "
Ils ont entre 6 et 12 ans. Pour certains, c'est une première et c'est très impressionnant. "Ça me fait un peu trembler parce que j'ai un peu peur. Je n'ai pas l'habitude. On apprend le réflexe de nager, puis de secourir les autres", commente l'un d'eux, d'une petite voix.
Félix, Zachary et Giulia constatent les différences avec la piscine municipale. "Le lac, ça bouge et il n'y a pas la même profondeur partout. C'est comme si on était dans une énorme piscine, mais dedans il y a du sable. Il y a des cailloux, des coquillages... Quand tu regardes à l'intérieur, tu as l'impression que c'est tout marron, donc on ne voit pas trop le fond.", s'étonnent-ils.
Eux sont accompagnés par le centre aéré de Capbreton, d'autres sont venus avec leurs parents. C'est essentiel pour cette mère de famille, parfois dépourvue quand les beaux jours arrivent : "On n'a pas forcément l'équipement, les mots. On est parents, mais on n'est pas forcément pédagogues, on n'a pas tous les moyens pour savoir le dire, savoir l'expliquer. C'est toujours bien d'être encadré, d'avoir les copains aussi. Ça fait une motivation en plus."
Stéphanie Barneix, à la tête du dispositif, coordonne la surveillance des baignades dans tout le département. "Quand on passe de la piscine où on a pied, où on a des rebords, et qu'on les amène, ne serait-ce qu'au lac et pas encore à l'océan, on voit qu'ils ne sont pas forcément adaptés.", explique-t-il.
"On essaie de leur apprendre au moins à flotter, se mettre sur le dos, pour qu'ils puissent flotter et appeler à l'aide s'ils se retrouvent en difficulté sur un plan d'eau."