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Après le déraillement d’un TER en Seine-Maritime, la piste d’un acte malveillant est privilégiée
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Accident ou acte de malveillance ? L’enquête commence tout juste après le déraillement d’un train TER vendredi 11 septembre entre Caen (Calvados) et Rouen (Seine-Maritime). Un objet a été retrouvé sur les rails. Par le passé, la SNCF a déjà fait face à des dégradations : 2 500 par an en moyenne.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
De nombreux policiers étaient encore sur les lieux samedi 12 septembre. Enquêteurs et experts ferroviaires sont à la recherche du moindre indice. Les premières investigations relèvent la présence d’un morceau de rail sur les voies, dont s’étonne le président de la région Normandie. "Ce qui est sûr, c’est qu’on avait un train qui est passé une heure avant et qu’il n’y avait rien. Et qu’il y avait sur la voie, de toute évidence, une barre de fer dont on pense que c’est un rail extrêmement lourd, aux alentours de 300 kilos, si j’en crois ce que disent les cheminots", indique Hervé Morin, président de la région Normandie.
Le parquet reste prudent. Une source policière, elle, privilégie la piste d’un acte de malveillance. La SNCF en subit en moyenne 2 500 chaque année, allant du vol de câble à l’entrave des voies.
À la veille de l’ouverture des Jeux olympiques en 2024, plusieurs incendies et dégradations avaient perturbé le trafic sans que les auteurs ne soient identifiés. En janvier 2023, un incendie volontaire près de la gare de l’Est à Paris paralyse totalement le trafic. Et l’affaire la plus médiatique reste celle de Tarnac (Corrèze) avec le sabotage du TGV Est en 2008. Un groupe de militants libertaires avait été arrêté, jugé puis relaxé.
Des sabotages difficiles à empêcher, tant le réseau ferroviaire est vaste. "En France, on parle de presque 30 000 kilomètres de voies. Ce qui est très difficile aujourd’hui à mettre en œuvre, ce serait une surveillance à l’avant du train, des caméras, des radars, puisque l’obstacle doit pouvoir être détecté plus d’un kilomètre à l’avance, parce qu’un TER lancé à pleine vitesse, autour de 150 km/h, il faut presque un kilomètre pour pouvoir l’arrêter complètement", précise Arnaud Aymé, expert transports.
Sur le TER Rouen-Caen, la boîte noire du train a été saisie et plusieurs auditions sont prévues.
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