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L'enquête sur le déraillement d'un TER en Normandie se poursuit "activement", Laurent Nuñez n'exclut "aucune piste"
Le procureur de Rouen a annoncé dimanche soir que les policiers ont "procédé à de nouvelles auditions", dont celles de victimes, qui seront "entendues une à une". Deux d'entre elles sont encore hospitalisées.
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"De nouvelles auditions, de témoins mais aussi de premières victimes." Le procureur de la République de Rouen, Sébastien Gallois, a annoncé que l'enquête sur le déraillement d'un TER (Train express régional), en Normandie, qui a fait une quarantaine de blessés, s'était poursuivie "activement", tout au long de la journée, dimanche 13 septembre, avec de nombreuses auditions. Les policiers ont aussi "lancé de nombreuses réquisitions, en téléphonie ou vidéoprotection, mais aussi pour notamment préciser les données du trafic sur cette ligne, et identifier d'autres témoins". Ils ont également "complété encore leurs constatations de police technique".
Une quarantaine de blessés, un morceau de rail retrouvé sur les voies, le trafic perturbé... Ce que l'on sait après le déraillement d'un TER reliant Rouen à Caen
Un expert judiciaire s'est, en plus, rendu sur place, pour "procéder à ses propres constatations". Tandis que le bureau enquêtes-accidents des transports terrestres mène "sa propre enquête, distincte de l’enquête judiciaire", a complété Sébastien Gallois, qui précise qu'il entend se coordonner avec cette entité.
Vendredi soir, vers 19h45, un TER, qui transportait 186 passagers et qui assurait la liaison Rouen-Caen, a déraillé entre les gares de Tourville et d'Elbeuf-Saint-Aubin, au niveau de la commune de Cléon (Seine-Maritime), au sud de Rouen. Selon les premiers éléments, un rail a été retrouvé sur place et pourrait être à l'origine de l'accident, dans lequel une jeune femme de 18 ans a été gravement blessée, selon le parquet de Rouen.
"Les victimes seront entendues une à une par les policiers", a annoncé dimanche le procureur, précisant qu'une "victime est sortante de l'hôpital" et "deux dernières restent hospitalisées". Il rappelle qu'une association d'aide aux victimes, joignable au 02.35.52.88.18, contactera "individuellement les victimes" à compter de lundi, pour "leur exposer les suites de la procédure judiciaire, ainsi que leurs droits en terme d’indemnisation".
"Je dispose des mêmes informations que le procureur de la République, c'est lui qui dirige l'enquête. Il a bien été prudent en indiquant qu'il fallait être prudent sur la cause intentionnelle", a déclaré, dimanche à la mi-journée, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, dans l'émission politique "Franc-Jeu" sur France 2.
"Il faut rester extrêmement prudent (...) mais pour l'instant, il n'y a aucune piste qui est écartée. Finalement, il n'y en a aucune qui est privilégiée (...) Je le redis, aucune piste n'est exclue", a-t-il souligné, en écho aux annonces du procureur, qui a affirmé samedi soir qu'"à ce stade", "aucun élément" ne permettait de considérer le déraillement d'un TER en Normandie comme "un acte de malveillance" ou "un attentat".
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