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L'influenceur Mounim Sabhi, soupçonné de violences filmées en direct, placé en détention provisoire
L'enquête, menée depuis avril 2026, porte sur "de nombreux faits de violences et d'humiliations" au préjudice de personnes hébergées par l'influenceur, "présentant pour la plupart une grande vulnérabilité et/ou précarité", selon le parquet.
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Un créateur de contenus, soupçonné de violences diffusées en direct sur les réseaux sociaux, a été placé en détention provisoire mercredi 23 septembre, tandis que sa compagne a été placée sous contrôle judiciaire, dans l'attente de leur jugement le 19 novembre, a annoncé le parquet de Blois (Loir-et-Cher). Il a aussi été "ordonné la saisie du manoir", considéré comme "l'instrument de plusieurs des infractions", a précisé le procureur de la République, Stéphane Javet.
Depuis plusieurs mois, l'influenceur Mounim Sabhi cumule des centaines de milliers de vues en publiant des vidéos qui mettent en scène des violences et des humiliations sur des personnes sans abri filmées dans un manoir de Saint-Gervais-la-Forêt (Loir-et-Cher). Lundi, l'homme, qui utilisait notamment le compte @lateamduchateau sur les plateformes TikTok, Kick et Twitch, avait été interpellé dans le manoir qu'il occupe et placé en garde à vue.
L'enquête, menée depuis avril 2026, porte sur "de nombreux faits de violences et d'humiliations" au préjudice de personnes hébergées au manoir, "présentant pour la plupart une grande vulnérabilité et/ou précarité", selon le parquet. Six chefs d'infraction ont été retenus, dont ceux de violences sur une personne vulnérable suivies d'une incapacité n'excédant pas huit jours ou diffusion de l'enregistrement d'images relatives à la commission d'une atteinte volontaire à l'intégrité de la personne.
L'infraction d'abus frauduleux de l'état de sujétion d'une personne par pressions ou procédés propres à altérer son jugement, notamment via un support numérique, a aussi été retenue. Cette infraction est passible de cinq ans d'emprisonnement et 750 000 euros d'amende.
Mounim Sabhi, déjà condamné en avril pour refus d'obtempérer et conduite en état d'ivresse, doit par ailleurs être jugé pour violences conjugales dans le cadre d'une autre procédure, tandis qu'une enquête pour viol est également en cours, a précisé Stéphane Javet à l'AFP. Il a en outre été placé sous contrôle judiciaire en septembre 2025 dans le cadre de plusieurs affaires pour escroquerie en bande organisée, travail dissimulé, abus de biens sociaux et blanchiment.
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