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Mort de Quentin Deranque à Lyon : huit nouvelles interpellations, cinq personnes mises en examen pour "association de malfaiteurs"
Parmi les huit personnes interpellées, cinq ont été mises en examen pour "association de malfaiteurs", le parquet requiert le placement en détention pour trois d'entre elles.
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Huit nouvelles personnes ont été interpellées mardi 22 septembre dans le cadre de l'enquête sur le meurtre du militant d'extrême droite Quentin Deranque à Lyon apprend France Inter jeudi de source proche de l'enquête, confirmant une information du site d'extrême droite Boulevard Voltaire. Parmi les huit personnes interpellées, cinq ont été mises en examen pour "association de malfaiteurs", le parquet de Lyon requiert leur placement en détention pour trois d'entre elles.
Deux des mis en examen dans la mort de Quentin Deranque déposent plainte contre des militants d'ultradroite pour des violences
Et quatre d'entre elles ont également été mises en examen pour "violences aggravées" par trois circonstances : avec usage ou menace d'une arme, en réunion et en dissimulant volontairement tout ou partie du visage afin de ne pas être identifiées, suivies d'une incapacité n'excédant pas huit jours. Le parquet de Lyon a requis le placement en détention provisoire de trois des personnes mises en examen et le placement sous contrôle judiciaire des deux autres. Ces huit suspects ont été interpellés pour une possible participation aux rixes qui se sont déroulées le jour de la mort de Quentin Deranque.
Quentin Deranque, 23 ans, avait été violemment frappé au sol le 12 février à Lyon par plusieurs personnes encagoulées et était mort deux jours plus tard. Les coups lui avaient été portés après une bagarre entre militants d'ultragauche et d'ultradroite, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
À ce stade, deux procédures pénales sont en cours. La première concerne une information judiciaire sur la mort de Quentin Deranque au cours de laquelle trois juges d'instruction enquêtent et neuf personnes sont mises en examen : huit pour homicide volontaire et une, concernant Jacques-Elie Favrot, pour complicité de meurtre par instigation, toutes actuellement en détention provisoire.
La seconde est enquête préliminaire, sans magistrat instructeur, concernant les violences commises par les militants identitaires le 12 février. Même si les deux procédures sont détachées, Me Bertrand Sayn, avocat de Jacques-Elie Favrot, estime que les deux procédures sont "en miroir" et indissociables l'une de l'autre.
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