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Test Apple AirPods 5 : comment rester les meilleurs écouteurs ouverts du marché, sans trop se fatiguer
Certes Apple ne nous habitue plus, avec sa gamme AirPods, à des sauts générationnels, mais le passage des AirPods 4 aux AirPods 5 parait particulièrement léger technologiquement parlant. Et pourtant, la marque nous réserve parfois, au-delà des tièdes annonces, des améliorations plus profondes et concrètes qu’espérées. Un jeu de dupes qui fonctionne une nouvelle fois ?
Les AirPods 5 sont en grande partie basés sur la version ANC des AirPods 4. Des écouteurs ouverts (de type bouton) propulsés par la vaillante mais déjà ancienne puce H2, laquelle offre une compatibilité avec l’audio adaptatif, la détection des conversations, l’égalisation adaptative, l’Audio Spatial avec suivi des mouvements de la tête, la traduction en direct, et bien sûr le déclenchement de Siri à la voix. Malgré un format et des entrailles en apparence identiques, Apple revendique une plus grande résistance aux éléments, un ANC 1,5 fois meilleur, ainsi qu’une meilleure qualité sonore. Des promesses qui s’accompagnent, sur la déclinaison la plus haut de gamme des AirPods 5 (la version testée ici), d’un réglage du son via un balayage de la tige, et d’un boitier avec charge sans-fil, le tout en affichant un prix inférieur aux AirPods 4 ANC (169 euros, contre 199 euros pour les AirPods 4 ANC à leur sortie).
Nous sommes rarement déçus avec Apple, et cela se retrouve presque immanquablement dans les mesures, même si nous parlons ici d’un produit ouvert, avec les limites inhérentes au format.
Côté son, le constructeur exploite presque à l’identique les bonnes dispositions de la quatrième itération, avec une certaine emphase pas désagréable dans les basses, et un peu de scintillance dans les aigus. En dehors de cela, les AirPods 5 font preuve d’un bel équilibre, mais surtout d’une linéarité exemplaire. Même sans lisser notre mesure de la réponse en fréquence, nous ne constatons pas d’accident et de pic exubérant.
En matière de réduction de bruit, les choses évoluent vraiment subtilement. Apple parait tutoyer, du moins sous ce format, la frontière technique de la puce H2. Pas de surprise donc, les très basses fréquences sont très peu atténuées, et les sons aigus passent toujours (tout dépend de la fréquence) à travers les mailles du filet. En revanche, le registre médium est étonnamment bien géré, avec notamment une meilleure réduction des bas médiums (les voix graves par exemple) que sur la génération précédente. Apple a clairement une longueur d’avance sur ses concurrents dans ce format de niche, même si le passage des AirPods 4 aux AirPods 5 est proche de l’anecdotique.
Une fois de plus particulièrement mystérieux lorsqu’il s'agit d’évoquer l’architecture acoustique de sa dernière création, Apple se contente de parler de remaniements acoustiques et d’une égalisation adaptative de nouvelle génération. Tout un programme.
Clairement, les deux écouteurs présentent un profil sonore très proche. Les nouveaux AirPods 5 sont légèrement supérieurs techniquement, avec une meilleure maitrise des basses et une ampleur plus marquée de la scène sonore. Des différences très légères, pour des true wireless qui ne sont tout de même pas au niveau des meilleurs modèles avec embout.
Dans les faits, la différence entre les deux générations est assez ténue, ce qui n’a rien de surprenant. Les AirPods 5 sont toutefois légèrement supérieurs à leurs prédécesseurs, puisqu’un peu plus maitrisés et puissants dans les basses fréquences, et distillant une scène sonore un peu plus ample. La dynamique (différence entre les sons faibles et forts) nous a semblé également supérieure. Notons toutefois qu’à cran de volume égal, les AirPods 5 sonnent un peu plus fort que les AirPods 4 ANC, ce qui peut être trompeur en comparaison directe.
À l’écoute comme à la mesure, les écouteurs développent donc un son assez puissant, avec un profil un peu plus rond (bosse dans les basses) qu’équilibré, et une petite scintillance/brillance, signe d’une accentuation tardive dans les aigus, accentuation qui peut