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Test Womanizer Pro : un sextoy efficace et sans artifice
Loin des designs extravagants ou des matériaux luxueux de ses autres gammes, Womanizer revient aux fondamentaux avec le Womanizer Pro. Un stimulateur clitoridien basique, au look des plus sages, mais qui embarque la redoutable technologie Pleasure Air.
Avec le Womanizer Pro proposé à 69 € (un chiffre qui donne forcément le ton…), le fabricant allemand revient à l'essentiel. Si la marque nous avait habitués à des produits qui cassent les codes visuels (comme le Womanizer Peach) ou à des lignes très luxueuses, ce modèle joue la carte du pragmatisme.
Ici, la marque assume un statut de produit basique et fonctionnel. Il se débarrasse de tout artifice pour se concentrer sur une seule et unique mission : l'efficacité pure et dure, en allant droit au but.
Dès la première prise en main, le Womanizer Pro joue la carte de la sobriété. Oubliez les fioritures ou les lignes avant-gardistes de certains modèles de la marque : le fabricant opte ici pour un design on ne peut plus classique. Le format “manche” lorgne d'ailleurs sans complexe son grand rival, le Satisfyer Pro 2, offrant une ergonomie familière et très facile à prendre en main.
Ce pragmatisme assumé dicte également le choix des matériaux. Fini le revêtement intégral en silicone premium, doux et soyeux, qui fait la renommée des modèles haut de gamme de la marque (comme le Premium 2). Le châssis s'habille ici d'un plastique ABS texturé. Si la préhension reste bonne et rassurante, on perd inévitablement en sensation de luxe. Fort heureusement, l'embout en contact direct avec la zone érogène conserve, lui, un silicone très doux et caressant.
Côté fonctionnalités, le Pro porte bien son nom de produit “sans artifice” et refuse la surenchère technologique. Il n'embarque aucun mode de vibration additionnel dans son manche, ni de système mécanique complexe reproduisant les mouvements d'une langue (à l'inverse d'un Tongue Master, par exemple). L'appareil se concentre sur une unique mission : la stimulation clitoridienne par pression d'air, niveau septième ciel.
Pour piloter les 11 niveaux d'intensité disponibles, l'interface est volontairement dépouillée et se limite à deux boutons (+ et –). Ce choix s'avère payant à l'usage : les touches tombent si naturellement sous l'index, même au plus fort de l'action, que l'utilisation devient parfaitement instinctive. Impossible de se perdre dans des réglages hasardeux au moment fatidique.
Enfin, on note que Womanizer a doté ce modèle d'un embout à l'ouverture un peu plus étroite que la moyenne (une vraie différence face au Satisfyer Pro 2, plus large). Ce choix architectural permet de cibler la stimulation avec une grande précision, un excellent point pour ne pas sur-solliciter les anatomies les plus sensibles.
C'est sous le capot que l'on retrouve la véritable signature de la marque : la technologie brevetée Pleasure Air, qui stimule le clitoris sans contact direct grâce à des variations de pression d'air (pouvant osciller entre 6,6 ms/s jusqu'à 15,3 ms/s à puissance maximale sur ce sextoy).
À l'usage, la montée en puissance se veut (très) progressive. Sur les 11 niveaux d'intensité proposés, les deux premiers paliers s'avèrent si discrets qu'ils en deviennent presque anecdotiques. Ils sont juste là pour se mettre en condition. Si le Premium 2 était déjà salué pour la grande douceur de ses premiers niveaux, le Pro donne presque l'impression de sous-exploiter son moteur au démarrage.