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Un nouveau robot domestique débarque, il est Français et apprend vos corvées comme un chef
La start-up Flourish ouvre dès ce mardi les précommandes de Flourish 1, un robot domestique conçu et assemblé à Paris, vendu autour de 3 000 euros. Capable d'apprendre des tâches ménagères, il ne sera livré qu'à cinquante exemplaires, à partir de décembre.
Ce nouveau robot français porte un chapeau vert pâle, roule plutôt qu'il ne marche et ne rejoindra que cinquante foyers pour commencer. Flourish 1, c'est son nom, promet de ranger les chaussures, d'arroser les plantes ou de vider la litière du chat après une demi-heure de démonstration pilotée depuis votre smartphone. L'appareil a une bouille sympathique, mais il est animé d'une vraie ambition technique, avec des choix assumés et tout de même quelques zones d'ombre, entre abonnement optionnel, taux de réussite perfectible et questions restées sans réponse. Clubic a discuté avec l'homme derrière Flourish 1, Antoine Marcel.
Flourish 1 n'a rien du cyborg de science-fiction, vous le voyez. Il mesure environ 1,09 m, pèse une vingtaine de kilos et se déplace sur une base à roues, coiffé d'un drôle de chapeau conique. Ses deux bras articulés se terminent par des pinces, et les photos laissent voir des câbles apparents, signe d'une machine pas si éloigné que ça du prototype. Il n'y a rien d'illogique pour une première série de cinquante exemplaires numérotés, d'ailleurs en précommande dès ce mardi 29 septembre à 3 555 dollars (un tout petit peu plus de 3 000 euros) en France comme aux États-Unis. Les livraisons commenceront en décembre, pour un robot annoncé à douze heures d'autonomie.
Le véritable atout du robot tient à sa manière d'apprendre. Dans l'application dédiée, on décrit d'abord les étapes de la tâche en quelques minutes, par glisser-déposer. On pilote ensuite soi-même le robot depuis son téléphone pendant une demi-heure, en le faisant partir de différents coins de la pièce. Ces vidéos servent à adapter le modèle à l'usage du client, et une heure plus tard, une notification annonce que la leçon est retenue. « On lui apprend une tâche, pas un emplacement : il retrouve les chaussures où qu'elles traînent », nous explique Antoine Marcel, son fondateur. Prévoyez tout de même trente minutes pour chaque nouvelle corvée.
Une fois formé, Flourish 1 travaille à heure fixe, les chaussures le mardi matin, la litière chaque jour à 11 heures, ou à la voix. La start-up évoque aussi le rangement des jouets et des vêtements, le chargement du lave-vaisselle, le nettoyage des tables ou l'apport d'objets. Le robot joue même les assistants, puisqu'il peut donner la météo, suggérer une tenue, vous réveiller ou noter un rappel. Son LiDAR lui permet de s'adapter si l'on déplace un meuble. Les développeurs disposeront enfin d'un SDK et d'une boutique pour publier leurs tâches, installables en cinq secondes par les autres propriétaires.
Alors comment afficher 3 555 dollars en précommande quand la plupart des robots domestiques polyvalents coûtent bien plus cher ? En renonçant à tout ce qui ne sert pas vraiment chez soi. « Presque toutes les tâches ménagères se font au sol ou à hauteur de table », justifie Antoine Marcel. Adieu donc les jambes, très coûteuses et plus risquées, les mains à cinq doigts et les bras étanches capables de porter 10 kg. Flourish 1 se contente de simples pinces, d'une portée allant du sol à environ 89 cm et de bras limités à 1,5 kg de charge. « Et nous vendons chaque robot avec une marge », précise-t-il.
Le robot a bien l'accent parisien. « Flourish est conçu et assemblé dans notre atelier à Paris, avec des composants venant surtout d'Asie », indique le fondateur, passé par l'Ecole 42 de Xavier Niel, qui cumule sept ans dans l'IA et l'automatisation. Il nous dit d'ailleurs avoir revendu Joyger, spécialisée dans l'automatisation logistique et la gestion de kits de bienvenue, puis fondé Latice.ai, qui automatise le fine-tuning d'IA vocales, avec le soutien de Kima Ventures, le fonds de Xavier Niel justement, et de The Quest. Families Fund a mené le tour de pré-amorçage