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Je suis monté à bord de la BMW i3 : 912 km d’autonomie et une débauche de technologies pour faire taire les sceptiques
Lancée en 2013, la première BMW i3 fut un modèle important puisqu’elle fut la première « vraie » voiture électrique de la marque avec, à l’époque, des choix technologiques de rupture : structure en fibre de carbone, matériaux recyclés à bord et même prolongateur d’autonomie avaient marqué les esprits de l’époque.
Treize ans plus tard, la BMW i3 est de retour… mais n’a plus rien à voir avec la citadine de 2013. Il s’agit ici d’une berline électrique, équivalent « zéro-émission » de la Série 3 thermique.
Reste que, encore aujourd’hui, le terme « i3 » semble être synonyme d’innovations chez BMW. Certes, la berline reprend plateforme, technologies et batteries du iX3, mais sa carrosserie effilée permet de franchir un nouveau cap en termes de polyvalence avec jusqu’à 912 km d’autonomie WLTP et une recharge en 21 minutes.
De quoi en faire la voiture électrique idéale pour les gros rouleurs ? Nous avons pu monter à bord de cette i3 « V2 », de quoi découvrir bien des qualités… mais aussi quelques réserves.
Il faut le dire : la Série 3 est l’une des berlines les plus connues au monde, avec des proportions reconnaissables entre mille. Capot long, habitacle reculé, « Hoffmeister kink » sur la vitre arrière et malle bien séparée de la cabine : le cahier des charges est strict et les fans intraitables. Comment transférer ces éléments à l’ère électrique ?
Pour aider à la transition, la BMW i3 peut se reposer sur le nouveau langage stylistique de la marque, inauguré par l’iX3. Cette nouvelle génération, baptisée Neue Klasse, embarque un design plus épuré que les générations précédentes.
De fait, l’air de famille entre les deux est évident, même si la berline et le SUV ont leurs propres spécificités. La face avant de l’i3 est évidemment bien moins haute, permettant d’avoir moins à remplir. De fait, on dit au revoir à la double calandre verticale du iX3, même si les deux grands masques noirs illuminés englobant les optiques demeurent.
Un profond pli de carrosserie les accompagne, dans lequel se loge le logo à la base du capot. Une généreuse prise d’air occupe la partie inférieure, dont les volets pilotés permettent de soigner l’aérodynamisme.
L’arrière est animé par les feux, aussi fins que hauts, tandis que le logo se retrouve lui aussi dans un pli de carrosserie entre les deux éléments lumineux. Le dessin, très sobre malgré la version M Sport du modèle d’exposition, devrait bien vieillir.
De profil, les spécificités d’une voiture électrique se font ressentir. Malgré la longueur et la largeur quasiment identiques (4,76 m x 1,86 m), l’emplacement de la batterie modifie fondamentalement les proportions entre i3 et Série 3 : la version électrique dispose d’un empattement 37 mm plus long (2,90 m) et culmine 25 mm plus haut que la thermique (1,48 m).