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Actualité : Stellantis : trop de demande et pas assez de batteries, le constructeur met des usines françaises en pause
En octobre, Stellantis va temporairement suspendre la production de véhicules dans plusieurs de ses usines françaises. La faute, notamment, à un manque de pièces centrales.
© Jonathan Weiss/Shutterstock - Les employés de certaines usines Stellantis vont se retrouver au chômage technique.
On peut y voir de l'ironie. Alors que Stellantis vient de breveter un système de batterie éjectable en cas d'incendie de véhicule, le groupe a annoncé ce mardi 29 septembre une mauvaise nouvelle liée, en grande partie, à cette pièce indispensable pour les véhicules électriques. Des difficultés d'approvisionnement vont ainsi obliger Stellantis à temporairement mettre à l'arrêt quatre usines en France.
Si l'an dernier à la même période, plusieurs usines étaient temporairement mises en pause pour éviter de gonfler les stocks de voitures, cette fois “cette décision est liée à une disponibilité insuffisante de certaines batteries destinées aux versions longue autonomie de nos véhicules électriques”, justifie Stellantis dans un communiqué.
Malgré des rappels très nombreux sur de multiples marques ces derniers mois, le groupe indique que “la demande pour ces versions est soutenue, en particulier de la part des clients professionnels, et reste supérieure aux capacités actuelles d’approvisionnement”.
Dans le détail, quatre usines vont être concernées par une période d'arrêt allant de cinq à 15 jours : Sochaux, Rennes, Mulhouse et Poissy.
Pour Sochaux, source notamment des Peugeot e-3008 et e-5008, la fermeture aura lieu du 23 au 30 octobre. La production en France, à Douvrin, de batteries par ACC (coentreprise entre Stellantis, Mercedes et TotalEnergies) semble donc encore insuffisante. L'usine de Rennes sera, elle, à l'arrêt du 22 au 30 octobre. Du côté de Mulhouse, plus durement touché, il est question du 15 au 30 octobre.
Pour cette dernière, c'est surtout la fin de cycle des Peugeot 308 et 408 qui est en cause, tandis que des aides financières et de nouveaux modèles en 2029 devraient faire relancer la machine dans les années à venir. À la CGT, ce choix du chômage technique ne plaît pas : “Si nous produisons moins de voitures, gardons tout le monde, y compris les intérimaires, baissons les cadences et profitons-en pour améliorer les conditions de travail et former les salariés à Mulhouse.”
Enfin, l'unité de production de Poissy, qui sera bientôt reconvertie, fermera ses portes sur une courte période, du 19 au 23 octobre, “pour adapter la production à la demande du marché dans une logique de gestion fine des stocks”.
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