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Actualité : C’est désormais entré en vigueur : l’UE a établi une norme commune et, désormais, tous les ordinateurs portables doivent être compatibles avec ce système de charge
Depuis fin 2024, l'Union européenne impose le port USB-C sur les smartphones, tablettes et autres appareils portables, et depuis avril 2026 sur les ordinateurs portables. La directive sur le chargeur universel touche aussi à la charge rapide, à la vente des appareils sans chargeur et à l'étiquetage des emballages. Voici ce qu'elle a déjà changé dans nos boîtes et nos tiroirs, et ce qu'elle laisse de côté.
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Presque chaque foyer en a un. C'est un tiroir où s'entassent des câbles emmêlés et des blocs secteur orphelins, avec, tout au fond, des embouts dont plus personne ne connaît l'usage : micro-USB, Lightning, prises rondes de vieux ordinateurs, chargeurs d'appareils photo disparus depuis longtemps. On les garde au cas où. Puis on les jette. C'est ce petit musée domestique de l'obsolescence que Bruxelles a voulu vider.
Le texte porte un nom austère, la directive (UE) 2022/2380, qui modifie les règles européennes sur les équipements radioélectriques. Adoptée en novembre 2022, elle s'applique en deux vagues.
La première est tombée le 28 décembre 2024. Depuis, 12catégories d'appareils rechargeables par câble vendus neufs doivent avoir un port USB-C : téléphones, tablettes, appareils photo, casques, écouteurs et leur boîtier, consoles portables, enceintes, liseuses, claviers, souris et GPS. Les ordinateurs portables ont suivi le 28 avril 2026.
Seuls les produits mis sur le marché après ces dates sont concernés, et les magasins peuvent écouler leurs stocks. Les machines très gourmandes, comme certains PC de jeu, gardent droit à un connecteur propriétaire, à condition d'avoir aussi un port USB-C qui fonctionne. La Commission européenne en attend environ 11 000 tonnes de déchets électroniques en moins chaque année, et quelque 250 millions d'euros économisés par les consommateurs sur des chargeurs dont ils n'avaient pas besoin.
Une même prise ne donne pas forcément la même vitesse de charge. La directive encadre donc aussi le protocole : au-delà de 15 watts, de 5 volts ou de 3 ampères, l'appareil doit gérer l'USB Power Delivery, le standard ouvert de charge rapide. Les fabricants peuvent toujours ajouter leur technologie maison. Une condition, toutefois : elle ne doit jamais brider la charge obtenue avec un chargeur tiers compatible.
Le changement le plus visible se joue en magasin. Le vendeur doit proposer chaque appareil sans bloc d'alimentation ; rien ne l'empêche de vendre aussi une version avec, du moment que le client a le choix. Pour s'y retrouver, deux repères deviennent obligatoires sur l'emballage. Un pictogramme indique si un chargeur est fourni. À côté, une étiquette donne la puissance minimale nécessaire pour charger l'appareil et la puissance maximale qu'il accepte, avec la mention USB PD s'il gère ce standard. En ligne, ces informations doivent apparaître juste à côté du prix.
Premier angle mort, la recharge sans fil. Rien n'est harmonisé pour l'instant, le texte se contentant de charger la Commission de travailler à son interopérabilité à mesure que la technologie évolue.
Autre limite, plus concrète au quotidien. Tous les câbles USB-C ne se valent pas, et un ordinateur gourmand branché sur un petit chargeur de téléphone se rechargera très lentement, voire pas du tout. Avant d'acheter un appareil vendu nu, mieux vaut lire l'étiquette de puissance.