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SpaceXAI va devenir SpaceXSI : Elon Musk adopte la « super intelligence » chère à Donald Trump
Après Twitter devenu X, puis xAI devenu SpaceXAI, Elon Musk veut encore changer un nom. Le patron de SpaceX a promis dimanche 4 octobre de rebaptiser SpaceXAI, la branche d’intelligence artificielle de son groupe, en SpaceXSI ; « SI » pour « Super Intelligence ». Sur X, il a d’abord écrit « No more AI » en jugeant que « SI » était « mieux ». Il a ensuite répondu « Oui, nous allons faire ce changement » à un internaute qui lui posait la question.
Le milliardaire reprend ainsi le mot « super intelligence », que Donald Trump veut imposer à la place d’« intelligence artificielle » depuis septembre. SpaceXAI est l’ancienne xAI, la société qui développe le chatbot Grok, absorbée par SpaceX en février 2026. Dans un autre message, Elon Musk est allé plus loin en écrivant que « SpaceX est une entreprise de super intelligence », rapporte Wccftech.
Pour l’instant, rien n’a bougé. Dimanche, le compte X et le site de SpaceXAI affichaient toujours l’ancien nom, et Elon Musk n’avait donné ni date ni détail. L’entreprise n’a pas répondu aux questions de l’agence.
Donald Trump a demandé à ses abonnés de Truth Social, son réseau social, de trouver un remplaçant à « AI ». « Superior intelligence » a gagné les deux premiers votes, avec 41 % puis 52 % des voix, avant que « super intelligence » ne l’emporte au troisième avec 65 %.
Fin septembre, il a signé un décret qui oblige les ministères et agences fédérales à écrire « super intelligence » et « SI » dans leurs communications officielles. La même semaine, Elon Musk et les patrons de Meta, Amazon, Nvidia, Anthropic, Google et Palantir ont signé avec lui à la Maison Blanche un engagement de sécurité non contraignant, baptisé White House Accord on Super Intelligence.
Ce même dimanche 4 octobre que le message de Musk, Donald Trump a annoncé une « Super Intelligence Force », chargée de coordonner le gouvernement fédéral pour que les États-Unis restent en tête du secteur. D’après TechCrunch, elle sera présidée par Jay Clayton, directeur du renseignement national, et devra rendre sous 120 jours un rapport sur les risques et les opportunités de la technologie.
Sa charte promet de répondre aux menaces liées à ces IA tout en évitant une « surréglementation » qui freinerait l’innovation. Jay Clayton estime d’ailleurs que le plus grand risque est de ne pas arriver premier. La Maison Blanche défend cette ligne depuis des mois, alors que Sam Altman, CEO d’OpenAI, appelle à ralentir.
Pour autant, aucune annonce officielle ne relie SpaceX à cette nouvelle force, dirigée par des membres de l’administration. Elon Musk continue de nourrir sa proximité politique avec Donald Trump. On a appris récemment que Donald Trump avait demandé son avis à Grok avant l’attaque du Venezuela.
Grok est pourtant loin du niveau qu’annonce le nouveau nom. Dans une interview à China Media Group fin septembre, Elon Musk a reconnu que Grok 4.7 restait derrière Claude Opus 5.5, le dernier modèle d’Anthropic.
Elon Musk assure en revanche que Grok Bot, son assistant agentique (une IA qui enchaîne des tâches toute seule), grossit d’environ 100 % par mois, sans préciser ce qu’il mesure, utilisateurs, requêtes ou revenus.