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Les autorités mobilisées pour "l'acte 3" de la mobilisation lycéenne, avec la crainte de nouveaux débordements
Pour la première fois, les manifestations seront encadrées par des syndicats et associations. Les forces de l'ordre sont fortement mobilisées face au risque de débordements. 215 adolescents ont été blessés depuis le début du mouvement et plus de 700 forces de l'ordre, d'après les services du Premier ministre.
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Avant "l'acte 3" du mouvement lycéen, plusieurs questions se posent sur l'ampleur de la mobilisation et sur les éventuelles violences dans les manifestations. Cette nouvelle journée d'action est marquée par une nouveauté : le soutien d'une intersyndicale de l'Education nationale, qui sera présente dans les cortèges prévus un peu partout en France. Les autorités espèrent que cet encadrement permettra de limiter les débordements.
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Une source policière résume l'état d'esprit des forces de l'ordre : avec les syndicats qui entrent dans la danse, le mouvement devrait être plus structuré. Un haut gradé de la police abonde : les organisations syndicales ont l'habitude des manifestations, avec leur propre service d'ordre, et c'est plutôt rassurant. Car depuis le 28 septembre, 6 059 interpellations ont été effectuées et plus de 5 000 personnes, essentiellement des mineurs, ont été placées en garde à vue, selon le ministère de l'Intérieur. Par ailleurs, l'IGPN a ouvert dix enquêtes depuis le début du mouvement.
Mais derrière ce constat, la crainte d'une intrusion de black blocks en tête de cortège demeure. A Paris, 2 000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour encadrer un cortège qui pourrait compter entre 20 000 et 40 000 manifestants, selon les prévisions. Les autorités redoutent aussi des rassemblements en amont de la manifestation prévue.
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La vigilance est aussi très importantes dans les bastions de l'ultra gauche comme Nantes, Rennes, Toulouse, Lyon et Strasbourg notamment. Le renseignement territorial anticipe d'éventuels pillages de magasins et dit surveiller la situation dans les petites villes, où les effectifs de policiers et gendarmes seront moins importants.
Enfin, au-delà des éventuels débordements, c'est la mobilisation qui sera scrutée. Avec la participation des enseignants et parents d'élèves, des étudiants, mais aussi de collectifs disparates : contre les violences policières, mouvance propalestinienne, gilets jaunes… Deux scénarios sont envisagés au ministère de l'Intérieur : soit une bascule du mouvement, soit au contraire une pression qui retombe grâce aux syndicats.
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