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"C'est un drame", reconnaît le ministre de l'Intérieur, après qu'un lycéen a eu la main arrachée à Lens
Laurent Nuñez insiste sur le fait que les blessures sont intervenues "dans un contexte de trouble à l'ordre public".
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"C'est évidemment un drame, on n'a pas à perdre sa main dans une manifestation", déclare le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, mardi 6 octobre sur France Inter, à propos de la blessure d'un lycéen de 15 ans, qui a eu sa main arrachée par une grenade assourdissante devant le lycée Behal à Lens (Pas-de-Calais) lundi.
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"Une enquête est ouverte, qui dira dans quelles conditions ces faits se sont produits" et "si l'action était proportionnée ou pas", ajoute le ministre. Il estime que "c'est (son) devoir, comme ministre de l'Intérieur, de rappeler qu'il y avait un contexte". À savoir "un certain nombre de troupes, d'incidents, de prises à partie des fonctionnaires de police devant cet établissement" et "une compagnie départementale d'intervention, celle du Pas-de-Calais, qui était prise à partie de manière extrêmement virulente", affirme Laurent Nuñez.
Depuis le début du mouvement lycéen, dix enquêtes ont été confiées à l'IGPN, la police des polices. 215 adolescents ont été blessés et plus de 700 forces de l'ordre, d'après les services du Premier ministre. Laurent Nuñez assure que les réponses des forces de l'ordre "sont proportionnées". "On a dépassé les 6 000 interpellations, il y a eu énormément d'interventions et les choses se passent sans dégâts majeurs", ajoute-t-il.
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