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Trois ans après l'attaque au couteau à Annecy, la cour d'appel confirme le renvoi du suspect devant la cour d'assises de la Haute-Savoie
Il comparaîtra notamment pour "tentatives d'assassinat sur 13 victimes". L'homme avait fait appel de ce renvoi aux assises. Mais la cour d'appel de Chambéry considère que son discernement n'était pas altéré au moment des faits.
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Trois ans après les faits, l'homme suspecté d'avoir attaqué au couteau plusieurs personnes dont des enfants dans un parc d'Annecy en 2023, est renvoyé devant la cour d'assises de la Haute-Savoie, indique mercredi 7 octobre le parquet d'Annecy. Le suspect sera jugé pour "tentatives d'assassinat sur 13 victimes", "violences avec arme sans incapacité totale de travail sur deux victimes" et pour "rébellion avec arme".
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Cette décision a été prise mardi par la cour d'appel de Chambéry. Le suspect, Abdalmasih Hanoun, avait en effet fait appel quelques mois plus tôt, mi-juin, de son renvoi devant la cour d'assises. La décision peut encore "faire l'objet d'un pourvoi en cassation". La cour d'appel de Chambéry a considéré que "dès lors que le mis en examen n'était manifestement pas atteint, au moment des faits et selon le second collège d'experts, d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes, il ne saurait y avoir de raison justifiant que [le suspect] ne soit pas mis en accusation".
Lors de l'instruction, une première expertise psychiatrique avait conclu à l'abolition du discernement de l'accusé, excluant toute réponse pénale car cela signifie que l'intéressé n'est pas en capacité de comprendre la gravité de ses actes. Mais une seconde expertise a ensuite estimé qu'il souffrait d'une simple "altération" du discernement et qu'il était responsable de ses actes, permettant cette fois-ci d'envisager un procès. C'est cette expertise qui a donc été retenue par les juges d'instruction qui avaient décidé, début juin 2026, de le renvoyer devant les assises. Le procès d'assises devra se tenir dans un délai d'un an "à compter du caractère définitif de la décision", précise le parquet d'Annecy.
Le 8 juin 2023, l'homme d'une trentaine d'année s'en était soudainement pris à des enfants sur une aire de jeu près du centre historique d'Annecy. Il est soupçonné d'avoir grièvement blessé quatre d'entre eux, âgés de 22 à 36 mois, dont une Britannique et une Néerlandaise, et deux promeneurs septuagénaires, avant d'être interpellé. La justice avait très vite écarté toute motivation terroriste.
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