// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Votre mère pourrait être présente dans votre cerveau d’une manière que les scientifiques commencent tout juste à comprendre
Au Brésil, des médecins ont découvert qu’une femme de 35 ans (venue consulter pour une fausse couche) avait le caryotype typique d’un homme dans ses cellules sanguines mais pas dans le reste de son corps.... Lire la suite
De l’ADN masculin serait présent dans le cerveau de nombreuses femmes. En voulant détecter la présence du chromosome Y propre aux garçons, les chercheurs ont montré qu’il s’agirait probablement de cellules fœtales de leur(s) fils qui auraient migré jusque dans la tête au moment de la grossesse et qui s’y seraient implantées. Probablement que le même phénomène s'est produit pour les filles qu’elles ont pu avoir. La bonne nouvelle, c’est que ces cellules pourraient protéger de la maladie d’Alzheimer…... Lire la suite
Des cellules portant l'ADN de la mère ont été retrouvées dans le cerveau d'enfants. Elles y survivent parfois pendant des décennies. Quelque 70 % des enfants étudiés étaient concernés. Ce que cette découverte révèle sur le lien biologique mère-enfant dépasse tout ce qu'on imaginait.
[EN VIDÉO] L’alimentation de la femme enceinte est primordiale pour la future santé du bébé. Elle doit être à la fois suffisante et diversifiée pour assurer la croissance et le développement du fœtus.
Cette découverte a eu lieu en juin 2026 et mérite vraiment votre attention. Une équipe de chercheurs menée par Sami Kanaan, scientifique au Fred Hutchinson Cancer Center de Seattle, vient de mettre en évidence quelque chose de spectaculaire : des cellules maternelles s'infiltrent dans le cerveau des enfants durant la grossesse, s'y intègrent durablement et peuvent persister jusqu'à un âge très avancé.
Ces résultats, publiés en préimpression sur bioRxiv le 10 juin 2026, n'ont pas encore été validés par une revue à comité de lecture, mais les méthodes employées sont suffisamment rigoureuses pour susciter un vif intérêt dans la communauté scientifique.
L'étude repose sur l'analyse de tissu cérébral prélevé chirurgicalement chez des enfants souffrant d'épilepsie sévère, âgés de 28 jours à 19 ans. Leurs mères ont fourni des échantillons d'ADN via des écouvillons buccaux. À l'aide de la PCR quantitative, technique permettant de détecter et de compter des cellules spécifiques parmi des millions d'autres, l'équipe a traqué les cellules maternelles dans ce tissu.
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Le résultat est frappant : sur 37 paires mère-enfant analysées, 26 enfants, soit 70 %, portaient des cellules maternelles dans leur cerveau. Ces cellules n'occupaient pas un seul endroit. On les retrouvait dans plusieurs zones clés :
En moyenne, on comptait 2,2 cellules maternelles pour 100 000 cellules. Mais un échantillon d'hippocampe présentait 459 cellules maternelles pour 100 000, un écart considérable qui interroge sur les facteurs biologiques en jeu. Les enfants premiers-nés semblaient aussi plus susceptibles d'héberger ces cellules étrangères.