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Test TCL P80 Ultra : un smartphone abordable qui réfléchit moins, et c’est tant mieux
Avec son écran NxtPaper désormais marié à l’Amoled, le TCL P80 Ultra tente une approche différente du milieu de gamme. Entre confort visuel, autonomie généreuse, volet photographique complet et expérience tournée vers la lecture, il avance de solides arguments face à une concurrence particulièrement affûtée.
Avec le P80 Ultra, TCL fait évoluer sa technologie NxtPaper en l’associant pour la première fois à une dalle Amoled. L’objectif reste le même, à savoir limiter les reflets et améliorer le confort visuel, sans renoncer cette fois aux qualités propres à l’Oled.
Le smartphone embarque un écran 120 Hz de 6,83 pouces, un processeur Dimensity 7400 Elite avec 8 Go de RAM et jusqu’à 512 Go de stockage, ainsi qu’une imposante batterie de 5800 mAh compatible avec la charge à 45 W. Côté photo, on trouve un capteur principal stabilisé de 50 mégapixels (Mpx), un téléobjectif périscopique x3 de 50 Mpx également et un ultra grand-angle de 8 Mpx.
Bien que son SoC le place davantage dans le cœur du milieu de gamme que parmi les foudres de guerre du secteur, TCL mise avant tout sur l’affichage, l’endurance, la robustesse et la polyvalence de son trio photo pour se différencier.
Disponible dans nos contrées, le P80 Ultra est commercialisé au tarif de 549 € dans sa version 256 Go et de 599 € avec 512 Go. Face aux Google Pixel 10a, Nothing Phone (4a), Honor 600 ou Xiaomi 15T, il compte moins sur les performances brutes que sur son confort d’utilisation et son identité atypique.
Avec ses 163,3 x 77,7 x 8,3 mm pour 197 g, le TCL P80 Ultra assume son grand format. Sa dalle de 6,83 pouces impose souvent l’usage des deux mains, mais son poids reste bien maîtrisé au regard des dimensions. Les finitions sont également soignées avec un cadre en aluminium et un dos en verre mat au toucher doux et peu sensible aux traces de doigts. TCL s’est d’ailleurs associé au spécialiste des matériaux Chris Lefteri pour travailler ses différentes déclinaisons : bleu nuit, doré et bordeaux, coloris star des Apple iPhone 18 Pro.
Le bloc photo regroupant les trois modules fait grimper ponctuellement l’épaisseur sans rendre l’ensemble excessivement encombrant, mais avec un léger déséquilibre. À l’avant, les bordures très fines (jusqu’à 1,38 mm selon le constructeur) renforcent le sentiment d’immersion. L’afficheur, qui occupe près de 91 % de la façade, est protégé par un verre Nano Crystal Shield bénéficiant d’une nanogravure, un traitement qui participe aussi aux particularités de l’affichage NxtPaper.
Sur la tranche, le contrôle du volume et le bouton d’allumage côtoient une commande réservée à NxtPaper. Celle-ci donne directement accès aux différents rendus d’écran, dont les modes Papier et Max Ink, et se révèle autrement utile qu’un raccourci que l’on oublie au bout de quelques jours. Le lecteur d’empreintes digitales prend quant à lui place sur la touche d’alimentation évoquée plus haut ; moins sophistiqué qu’un capteur sous la dalle, mais rapide et facile à atteindre.
L’équipement comprend deux haut-parleurs stéréo, de l’USB-C, le NFC, la 5G, le wifi 6 et le Bluetooth 5.4, ainsi qu’une gestion double SIM et eSIM. Pas de prise casque ni de microSD, en revanche. Enfin, la certification IP68 assure une protection contre l’eau et la poussière, tandis que TCL annonce une conformité à la norme MIL-STD-810H. De quoi offrir une certaine tranquillité au quotidien, sans pour autant en faire un smartphone paré pour les “manifs”.
Le TCL P80 Ultra inaugure la technologie NxtPaper sur un smartphone disposant d’une dalle Amoled. Très lumineuse, bien calibrée une fois le mode Naturel sélectionné, et surtout remarquablement peu réfléchissante (8,29 % de réflectance), elle constitue l’un de ses principaux atouts.