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"Peut-être qu'il n'était vraiment pas bien et qu'on n'a rien vu" : une camarade de classe du collégien suspect de la fusillade d'Aubagne se confie
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On en sait plus ce mercredi 14 octobre sur les motivations du collégien de 14 ans qui est accusé d'avoir ouvert le feu et visé un proviseur et une enseignante à Aubagne, lundi. Il aurait agi méthodiquement, et se serait inspiré d'une mouvance qui glorifie les tueries de masse.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
La garde à vue du collégien est levée. Il va être présenté à un juge antiterroriste. Le suspect de 14 ans de la fusillade dans un collège d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) lundi 12 octobre, a été entendu en région parisienne. Les enquêteurs ont tenté de comprendre les motivations du passage à l'acte de l'élève. Lors de ses auditions, il a expliqué avoir voulu exprimer une vengeance contre le personnel, car il avait un sentiment d'humiliation et de harcèlement au sein de l'établissement, ce qui n'a pas été confirmé à ce stade. L'adolescent a également exprimé des regrets.
D'après les premières investigations, il serait adepte de la True Crime Community, une mouvance très violente qui glorifie les tueries de masse, notamment aux États-Unis. Sur les réseaux sociaux, le jeune homme aurait publié une photo, un signe pour annoncer un passage à l'acte imminent.
Récemment, nous avons pu rencontrer un membre de la DGSI, spécialiste de cette doctrine. Selon lui, cette communauté peut inciter à la violence dans ses écrits. "Le manifeste a pour but de provoquer un passage à l'acte d'autres personnes dans son sillage. Donc, lui-même va théoriser certains aspects de sa frustration et de son mal-être, pour en faire aussi un outil presque politique", expliquait-il en juillet.
Ce matin, devant l'établissement à Aubagne, nous rencontrons des camarades de classe du collégien. Selon eux, il n'y avait pas de signes avant-coureurs. "On n'aurait pas pu imaginer qu'il puisse faire des choses comme ça. Peut-être qu'il n'était vraiment pas bien et qu'on n'a rien vu, je ne sais pas du tout", confie une jeune fille. L'adolescent de 14 ans devrait être mis en examen cet après-midi.
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