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Vaonis annonce Atlas, un télescope connecté modulaire qui peut changer d’optique comme un appareil photo, mais il coûte une fortune
Dix ans après Stellina, son tout premier télescope connecté, la start-up montpelliéraine Vaonis veut aller encore plus loin. Elle a présenté ce jeudi 15 octobre Atlas, un télescope qui a la particularité d’être modulaire. Le principe : on achète une monture motorisée, puis on y fixe un ou deux tubes optiques, comme on change d’objectif sur un appareil photo.
En astronomie, il ne faut pas le même type de matériel pour faire du planétaire et du ciel profond. Vaonis tente donc d’apporter une solution à ce problème, aussi onéreuse soit-elle. Atlas coûtera 4 990 euros dans sa version de base une fois l’offre de lancement terminée, soit 2 000 euros de plus que le Vespera Pro 2, le dernier télescope haut de la gamme de la marque.
Vaonis n’a évidemment jamais été la marque la moins chère du marché, surtout en face d’un ZWO qui tire fortement les prix vers le bas, notamment avec son récent Seestar S50 Pro vendu à 999 euros et son Seestar S30 Pro encore moins cher. Avec Atlas, Vaonis sort carrément de cette bataille.
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Pour l’instant, un seul tube existe, l’Atlas 80. Il associe une optique de 80 mm de diamètre (un quadruplet apochromatique, c’est-à-dire quatre lentilles qui limitent les franges colorées autour des étoiles) à une focale de 360 mm et à un capteur Sony IMX585 de 8,3 mégapixels. D’après Vaonis, le système SkyDock permet de retirer ou de changer ce module en quelques secondes, sans outil.
Face au Vespera 3, l’écart vient surtout de l’optique, puisque le capteur est le même IMX585. Avec 80 mm de diamètre contre 50 mm, Atlas offre environ 2,5 fois plus de surface pour capter la lumière. En contrepartie, le champ se resserre. Avec le même capteur et une focale environ 1,5 fois plus longue, Atlas devrait cadrer une portion du ciel d’environ 1,8 x 1 degré, contre 2,6 x 1,4 degrés pour le Vespera 3. Les plus grandes nébuleuses comme Orion ne tiendront donc pas toujours dans une seule image.
Atlas pèse 6,5 kg avec un seul module et sans le trépied, contre 5 kg pour un Vespera 3 ou un Vespera Pro 2. On est donc loin d’un modèle compact et facile à transporter. Et il annonce jusqu’à 6 heures d’autonomie, contre 11 heures pour ces derniers Vespera.
La version Twin, elle, embarque deux Atlas 80 pointés vers la même cible. Selon Vaonis, ce mode SkyTwin capte deux fois plus de lumière, ce qui réduit le temps nécessaire pour faire ressortir les fins détails des nébuleuses et galaxies.
Dans tous les cas, une caméra grand-angle, SkyGuard, filme le ciel en continu. Elle sert à choisir ses cibles en réalité augmentée dans l’application Gaia, et même à monter un timelapse de la nuit.
Une bonne partie de l’écosystème reste à l’état de promesse. Un tube consacré aux planètes, une table équatoriale, des filtres et un sac à dos sont annoncés, sans date ni prix. Vaonis compense ce flou avec une garantie de 10 ans sur la monture et de 5 ans sur le module.