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Dossier : Créer un VPN maison avec Raspberry Pi : guide PiVPN et WireGuard
Vous cherchez un moyen sécurisé d’accéder à votre réseau domestique lorsque vous êtes en déplacement, sans souscrire un service VPN supplémentaire ? Il est possible d’héberger son propre serveur VPN à la maison avec un Raspberry Pi, PiVPN et WireGuard. Le logiciel est gratuit, mais le projet suppose déjà de disposer du matériel, d’une connexion Internet adaptée et d’un routeur que vous pouvez configurer.Un VPN maison est surtout intéressant pour sécuriser un accès à distance vers son réseau personnel et faire transiter sa connexion par son domicile. Il ne remplace pas un VPN commercial lorsque l’objectif principal est de changer régulièrement de localisation ou de mutualiser son trafic avec de nombreux autres utilisateurs.
Contrairement à un abonnement VPN commercial, PiVPN et WireGuard sont gratuits. Vous gardez la main sur le serveur et sur les clés de connexion, mais votre trafic Internet ressort toujours par votre connexion domestique et reste soumis à votre fournisseur d’accès. Ce guide montre comment utiliser un Raspberry Pi et PiVPN pour créer un tunnel sécurisé vers votre domicile.
Avant de commencer, clarifions l'objectif. Un VPN "maison" n'est pas conçu pour vous rendre anonyme comme le ferait un service commercial. Votre activité en ligne proviendra toujours de l'adresse IP de votre domicile.
Les deux avantages majeurs sont, d’une part, la protection du trafic entre votre appareil et votre domicile lorsque vous utilisez un réseau public. Les observateurs présents sur le Wi-Fi local voient alors un tunnel WireGuard chiffré plutôt que le contenu des paquets qui y transitent. D’autre part, l’accès à distance permet de joindre les ressources autorisées de votre réseau domestique, par exemple un ordinateur ou un NAS, comme si votre appareil se trouvait à la maison.
Pour ce projet, il faut d’abord une machine qui restera allumée : un Raspberry Pi convient très bien, mais un ordinateur Linux sous Debian ou Ubuntu peut aussi faire l’affaire. Vous devez également pouvoir administrer votre routeur ou votre box afin de créer, si nécessaire, une redirection de port. Enfin, si votre adresse IP publique change régulièrement, un service de DNS dynamique comme DuckDNS peut associer un nom fixe à votre connexion. Avant de commencer, vérifiez aussi que votre accès Internet dispose bien d’une adresse publique joignable : une connexion placée derrière un CGNAT ou un double NAT peut empêcher une redirection de port classique.
PiVPN reste une manière simple d’automatiser l’installation de WireGuard ou d’OpenVPN. En 2026, le projet est toujours disponible, mais sa documentation précise qu’il est maintenu sur une base « best effort ». Pour un nouveau serveur, WireGuard reste le choix par défaut de PiVPN et s’appuie sur un tunnel UDP avec une cryptographie moderne.
Commencez par installer Raspberry Pi OS Lite (la version sans bureau graphique) sur une carte SD. Connectez votre Pi à votre routeur via un câble Ethernet et allumez-le. La seule configuration cruciale est de lui assigner une adresse IP statique sur votre réseau local (par exemple, 192.168.1.50). Le plus simple est de le faire depuis l'interface de votre routeur en "réservant" cette adresse pour votre Pi.
Connectez-vous à votre Raspberry Pi (via SSH) et lancez cette commande unique pour démarrer l'installation :
curl -L https://install.pivpn.io | bash
L’assistant vous guide ensuite dans la configuration. Sélectionnez WireGuard si vous souhaitez suivre ce guide, vérifiez le port UDP proposé par l’installateur et choisissez le DNS qui sera utilisé par les clients. Si votre adresse publique est dynamique, indiquez le nom DDNS créé auparavant comme endpoint. Le port 51820 est couramment utilisé avec WireGuard, mais il n’est pas obligatoire : retenez surtout la valeur réellement configurée sur votre installation. À la fin, appliquez les éventuelles instructions de redémarrage affichées par PiVPN.
Si votre box filtre les connexions entrantes, créez une règle de redirection NAT