// LES NUMÉRIQUES — SPAZIO & SCIENZA
Actualité : "J'aurais pu marcher sur la Lune" : l'équipe d'Artemis 2 renonce aux vols spatiaux, des thèses complotistes émergent
C'est une situation très surprenante : les uns après les autres, les astronautes d'Artemis 2, qui ont fait le tour de la Lune en avril dernier, se retirent des vols spatiaux. Il n'en faut pas plus pour que fleurissent des thèses plus ou moins complotistes sur les raisons qui les ont poussés à faire ce choix.
Nous avons suivi leur périple autour de la Lune avec ferveur et enthousiasme. Pourtant, à la surprise générale, l'équipage d'Artemis 2 annonce prendre leur distance avec les vols spatiaux. Reid Wiseman et Victor Glover sont devenus astronautes émérites de la NASA en septembre. Jeremy Hansen a quitté son poste à temps plein à l’Agence spatiale canadienne. Et Christina Koch vient à son tour de rejoindre un poste d’ingénieure à la NASA qui mettra fin à son éligibilité aux futurs vols spatiaux.
Une situation étonnante alors que la NASA prépare justement les prochaines étapes de son retour sur la Lune. Pourquoi aucun des quatre ne semble-t-il vouloir aller plus loin, jusqu’à marcher sur notre satellite ?
J’aurais pu marcher sur la Lune, mais je préfère aider quelqu’un d’autre à le faire.
Victor Glover confirme renoncer à retourner sur la Lune, mais écarte tout lien avec les radiations reçues lors de la mission Artemis 2.
La première hypothèse a rapidement circulé sur les réseaux sociaux : les astronautes auraient-ils reçu une dose de radiations suffisamment importante pour compromettre leur carrière spatiale ?
Certains comptes avancent que les radiations reçues par l'équipage d'Artemis 2 lors de leur périple autour de la Lune les empêchent de renouveller ce type de mission.
La question n’est pas absurde. Pendant les dix jours d’Artemis II, l’équipage a quitté la protection offerte par le champ magnétique terrestre. Mais les chiffres disponibles ne suggèrent pas une exposition exceptionnelle. Lors d’Artemis I, les dosimètres d’Orion avaient mesuré entre 27 et 35 millisieverts en un peu plus de 25 jours. Artemis II n’a duré qu’une dizaine de jours.
Victor Glover lui-même vient de démentir cette rumeur sur X. “Une dose, oui. M’empêcher de voler à nouveau, non. J’aurais pu marcher sur la Lune, mais je préfère aider quelqu’un d’autre à le faire. C’est ma vérité, je ne parle pour personne d’autre”.
Difficile d’être plus clair : pour le pilote d’Artemis II, les radiations ne sont pas la raison de son retrait.