// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Un pansement capable d'attaquer les bactéries et de régénérer la peau ? Une innovation médicale se prépare
Longtemps réduite aux types 1 et 2, la compréhension du diabète s’élargit. La reconnaissance d’un nouveau type pousse à revoir notre façon de classer et de comprendre cette maladie complexe.... Lire la suite
Des chercheurs allemands de l’Institut Fraunhofer pour les technologies et systèmes céramiques (IKTS) ont développé un dispositif innovant combinant virus antibactériens, protéines régénératrices et nanomatériaux antiseptiques. Cette approche prometteuse pourrait soigner efficacement les plaies chroniques, qui sont depuis toujours particulièrement difficiles à traiter.
[EN VIDÉO] Certaines évolutions récentes de la médecine peuvent rappeler ce que l'on peut lire ou voir dans des ouvrages ou des films de science-fiction.
Chez les personnes diabétiques ou souffrant de troubles circulatoires, une blessure qui refuse de cicatriser peut devenir un véritable calvaire. Certaines plaies peuvent persister pendant des mois, ce qui favorise les infections et les complications. En Allemagne, près d'un million de personnes sont concernées par ces plaies chroniques, dont la prise en charge représente environ 7,5 milliards d'euros chaque année.
Pour améliorer leur traitement, des scientifiques de l'Institut Fraunhofer IKTS ont imaginé un pansement capable de combattre les bactéries tout en stimulant la régénération de la peau.
Leur innovation repose sur l'association de trois types de substances actives au sein d'une membrane ultrafine. Tout d'abord, avec des bactériophages qui peuvent cibler et détruire certaines bactéries, et qui constituent ainsi une piste intéressante face à l'antibiorésistance. Ensuite, avec des protéines qui soutiennent la croissance des nouvelles cellules cutanées, accélérant ainsi la cicatrisation. Enfin, avec des nanomatériaux antiseptiques appelés MXènes, qui aident à combattre les agents pathogènes présents dans la plaie.
L'objectif est de réunir ces trois mécanismes dans un même pansement pour limiter les infections et favoriser la réparation des tissus.
Pour fabriquer cette membrane, les scientifiques utilisent une technique appelée électrofilage. Le principe consiste à soumettre une solution de polymère à un champ électrique afin de produire des fibres extrêmement fines, assemblées en une structure semblable à un tissu. Le matériau choisi est l'acide polylactique (PLA), un polymère biodégradable dans l'organisme. Cette méthode permet de protéger les bactériophages et les protéines des variations de température et de pHL.
Longtemps réduite aux types 1 et 2, la compréhension du diabète s’élargit. La reconnaissance d’un nouveau type pousse à revoir notre façon de classer et de comprendre cette maladie complexe.... Lire la suite
Dans le cadre du projet européen AntiMicroMXen, qui vise à concevoir un pansement expérimental biodégradable et intelligent, les chercheurs testent actuellement chaque composant séparément avant de les associer. La mise au point des matériaux et l'intégration des substances actives devraient s'achever en mai 2027. Des essais cliniques seront ensuite nécessaires pour évaluer leur efficacité chez les patients, avant une autorisation de mise sur le marché.