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Actualité : Nvidia G-Sync Pulsar : on a testé cette technologie qui promet de révolutionner la netteté des moniteurs gaming
Avec sa technologie G-Sync Pulsar, Nvidia promet une netteté en mouvement équivalente à celle d'un écran 1000 Hz, sans avoir besoin d'atteindre une fréquence aussi élevée. Une technologie qui associe rétroéclairage stroboscopique et rafraîchissement variable pour réduire le flou dans les jeux vidéo. On vous explique son fonctionnement et on vous montre le résultat.
© Les Numériques - Le moniteur MSI MPG 27QRF X36 équipé de la G-Sync Pulsar
Les moniteurs gaming n'en finissent plus de repousser les limites de la fluidité. Après les écrans 240 Hz, 360 Hz et 500 Hz, certains modèles dépassent désormais les 600 Hz, voire les 1000 Hz qui viennent d’être annoncés ! Cette course aux fréquences toujours plus élevées permet de réduire le temps entre chaque image, mais également d'améliorer leur netteté lors de mouvements rapides à la souris en jeu notamment.
Pour améliorer cette netteté, Nvidia a choisi une nouvelle approche avec sa technologie G-Sync Pulsar. Présentée dès 2024 et finalement commercialisée début 2026, celle-ci promet une netteté en mouvement jusqu'à quatre fois supérieure à celle d'un moniteur classique, sans augmenter sa fréquence de rafraîchissement. Les premiers écrans compatibles, comme le MSI MPG 272QRF X36 ou l'Asus ROG Strix XG27AQNGV, se contentent ainsi de dalles IPS de 27 pouces affichant 2560 x 1440 pixels à 360 Hz.
Le secret ? Un rétroéclairage capable de s'éteindre et de se rallumer très rapidement, associé à une synchronisation particulièrement précise avec les images produites par la carte graphique.
Pour comprendre l'intérêt de la technologie Pulsar, il faut d'abord revenir sur l'une des limites des moniteurs LCD et Oled. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le flou de mouvement ne dépend pas uniquement du temps de réponse des pixels.
Sur un écran traditionnel, chaque image reste affichée jusqu'à ce qu'elle soit remplacée par la suivante. C'est ce que l'on appelle l’effet sample and hold motion blur en anglais, et qui est assez difficile à traduire en français, mais peut-être un “flou de mouvement de persistance” Lorsqu'un objet se déplace à l'écran, nos yeux suivent naturellement sa trajectoire, alors que l'image reste momentanément figée. Ce décalage crée un flou de persistance, même lorsque les pixels sont capables de changer de couleur presque instantanément.
À 60 Hz, une image reste ainsi affichée pendant 16,7 ms, contre seulement 2,8 ms sur un moniteur 360 Hz. Plus la fréquence augmente, plus cette durée diminue et plus les objets en mouvement paraissent nets.
C'est également la raison pour laquelle les moniteurs Oled, malgré leurs temps de réponse proches de 0,03 ms, ne sont pas totalement exempts de flou de mouvement. Leur excellente réactivité élimine quasiment les traînées liées aux transitions des pixels, sans faire disparaître le phénomène de persistance.
Plutôt que d'augmenter encore la fréquence de rafraîchissement, Nvidia a tenté de s’attaquer à cette persistance d'affichage.