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"Il y a eu clairement un manque de moyens policiers", déplore la première adjointe au maire de Paris, après les scènes de pillages et d'affrontements samedi
La préfecture de police de Paris annonce l'arrestation de 855 personnes samedi dans la capitale, un "chiffre record".
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"Il y a eu clairement un manque de moyens sur la capitale", déplore dimanche 18 octobre sur franceinfo Lamia El Aaraje, première adjointe au maire de Paris, après les scènes de chaos et de pillages survenues en marge de la mobilisation sociale samedi.
Lors des manifestations et émeutes du 17 octobre, les forces de l'ordre ont été "complètement débordées" par un niveau de violences "rarement vécu", souligne le syndicat Unsa-Police
"À l'évidence, oui, les forces de l'ordre ont été débordées, notamment à certains endroits", décrit-elle. Samedi, les maires de Paris, Marseille et Lyon ont demandé à être reçus par le Premier ministre Sébastien Lecornu en début de semaine, "face à l'ampleur des dégâts et la gravité de la situation". Ils n'ont pas encore reçu de réponse, assure dimanche matin Lamia El Aaraje.
Lamia El Aaraje, première adjointe à la mairie de Paris, dénonce le niveau de violence "rarement égalé" atteint hier dans les rues de la capitale, et souligne qu'il n'y a derrière ces actions "pas de revendication politique" pic.twitter.com/wGLBOG6AoK
Paris est dans une situation de "délabrement total", après un "niveau de violence jamais vu", poursuit-elle. "Nous avons assisté à des scènes de pillages méthodiques qui n'ont rien à voir avec les revendications sociales, rien à voir avec les milliers de manifestants qui ont défilé pacifiquement tout au long de l'après-midi. C'est absolument dramatique."
"Ce que nous avons vu, c'était une volonté délibérée d'essayer de porter atteinte à un certain nombre d'équipements publics, et notamment les bâtiments institutionnels, une volonté délibérée de piller, de saccager, de détruire."
"Nous ne pouvons pas tolérer que la République soit attaquée de cette façon-là", insiste Lamia El Aaraje. "Il y a une différence fondamentale entre le droit de manifester, auquel nous sommes extrêmement attachés [...] et d'un autre côté, des scènes de chaos organisées par des gens venus spécifiquement pour piller, pour saccager la ville, pour s'attaquer aux institutions", ajoute-t-elle, citant notamment "la mairie du 10ᵉ arrondissement qui a été attaquée avec des gens qui voulaient rentrer dedans".
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